Dans les pas de la Yamaha 250 Tricker, cette Rieju 125 "pro" baptisée Tango change néanmoins de tempo via une joyeuse motorisation 125 cm3. Un compromis réjouissant d’agilité pour la ville, voire les chemins. Un régal !
| POUR | CONTRE |
|---|---|
| + Facilité de prise en main | - Finition perfectible |
| + Polyvalence route/tout-terrain | - Boîte imprécise |
| + Moteur vaillant | - Aspects pratiques |
(données constructeur)
Moteur monocyl. ref. par air, 4T, 2 soupapes ; Cylindrée (al. x cse) : 124 cm3 (54 x 54 mm) ; Puissance maxi 10,2 ch (7,5 kW) à 7 500 tr/min ; Couple maxi n.c ; Alim./dépollution : carburateur/Euro 3
Transmission Boite de vitesses 5 rapports ; Transmission finale par chaîne
Partie-cycle Frein av (étrier a x pist.) 1 disque Ø 260 mm ; Frein ar (étrier a x pist.) 1 disque Ø 200 mm ; Reservoir (réserve) 5,8 litres ; Poids 107 kg (avec les pleins)
Pratique Coloris noir, jaune, orange, rouge, noir Pro ; kits pro : pièces anodisées de couleur orange et en aluminium ; Garantie 2 ans pièces et M.O ; prix : 2.899 € (pro : 2.999 €)
Sa grande sœur Yamaha nous avait laissés dans l’embarras : le concept, à mi-chemin entre le VTT à moteur et le trial urbain, méritait l’intérêt, mais sa cylindrée la réservait aux permis A – et plutôt fortunés (4 495 €). En version espagnole, la formule intègre cette fois un mono 4T de 125 cm3… Et à 2 899 € (tarif 2008), la recette est alléchante !
« Poupoupoum ! » Au kick ou électrique, le démarrage de la Tango donne le sourire. Certes, la selle est dure, mais, étroite, elle fait oublier sa hauteur.
Et si les jambes peinent à serrer l’étroit réservoir en plastique (5,8 litres, c’est peu !), les commandes s’appréhendent naturellement.
Même les petits gabarits se régaleront de cette position dominante et de la facilité de conduite qu’elle dégage : un vrai vélo !
Grâce à un angle de chasse réduit, la Tango se faufile en ville comme une anguille et son freinage (deux disques, SVP) n’a aucun mal à stopper ses 110 kg (tous pleins faits), sous réserve de bien gérer, sous la pluie surtout, le transfert de masses important et le grip aléatoire des pneus à crampons.
Mais c’est dans les chemins escarpés que la suspension à grand débattement (non réglable) surprend : elle se joue des ornières et des passages de gués.
Quant au moulin, inspiré des 125 XT et autres YBR, il se montre volontaire et atteint rapidement les 110 km/h (maxi).
L’ensemble souffre toutefois d’une boîte peu agréable et d’une finition perfectible – cache-pot envolé après quelques virages, commande de frein Ar au jeu important, autocollants évanouis au premier lavage…
Verdict. Plus ludique que pratique, cette 125, équipée d’un top-case, se fera l’alliée des citadins qui souhaiteraient, le temps d’un week-end, ajouter un peu de chemin et de fun à leurs trajets quotidiens.
François Barrois - 10/01/2008
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