Face aux "mauvais chiffres" de la route en septembre, le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux demandait des contrôles renforcés. Appel entendu par la Préfecture de police de Paris, qui décide de renforcer la répression, ciblant les usagers de 2-roues motorisés. La FFMC réagit par la voix de son délégué général, Eric Thiollier.
Si l’on ne peut pas contester la volonté de faire appliquer le Code de la route, qui vaut pour tous les usagers, on peut légitimement s’inquiéter lorsque cela tourne à l’obsession comme c’est le cas actuellement. Il est ainsi notable que les PV n’ont jamais été aussi nombreux (multipliés par 5 en 6 ans) alors que l’insécurité routière remonte.
La verbalisation, pour les pouvoirs publics , c’est « à tous les coups on gagne » : quand les chiffres baissent, c’est grâce aux radars, quand ça ne baisse pas ou pire que ça remonte, c’est qu’il faut faire davantage de contrôles !
On peut aussi contester les moyens mis en œuvre (PV à la volée) et le fait que ces opérations visent spécifiquement les deux-roues motorisés (2RM).
Sur les PV à la volée, le procédé est plus que contestable ainsi que la FFMC l’a dénoncé à plusieurs reprises. Comment se défendre lorsqu’on est convoqué à la gendarmerie pour des faits supposés s’être déroulés plusieurs semaines auparavant, sommé de reconnaitre des infractions, et vivement incité à déposer son obole ? Quelles vertus pédagogiques attribuer à cette procédure d’exception ?
Ce n’est pas nouveau, et cela fait des années maintenant que cela dur... Depuis quand la FFMC n’a t-elle plus fait d’actions médiatiques réelles (manifs, ou actions coups de poing... ?). Croyez vous vraiment que seul le dialogue est suffisant ou les effets d’annonce (style communiqués : on dénonce.. (...)
Il est d’ailleurs symptomatique que cette procédure ait été contestée par un député UMP, André Wojciechowski, qui a déposé un projet de loi visant à l’interdire (voir liens).
Concernant l’alcool et la conduite (le sujet a notamment été mis en avant lors des dernières réunions de la Concertation sur le 2RM, ndlr), on notera que s’il est vrai que les motards sont moins souvent alcoolisés au guidon, ils sont davantage représentés chez les tués. Preuve qu’au guidon, l’alcool ne pardonne pas... Et d’inviter tous les usagers de deux-roues à ne pas boire avant de conduire, c’est leur vie qui est en jeu.
Enfin, rappelons que si 30% des accidents de 2RM impliquent le seul 2RM, en revanche, les 2/3 des accidents entre un 2RM et un autre véhicule sont dus à la responsabilité de l’autre véhicule. Cela ne résout rien au problème car « les cimetières sont remplis de gens qui avaient la priorité », mais cela relativise nettement le portrait un peu caricatural d’irréductibles délinquants que dressent certains des motards et autres usagers de 2RM.
Il est vrai que les comportements irresponsables mais minoritaires de certains usagers contribuent à une image négative des 2RM.
A la FFMC, nous pensons que les pouvoirs publics n’ont pas anticipé au cours des dernières années la croissance exponentielle de la pratique des 2RM et la découvrant, ils appliquent la seule politique qu’ils sachent apparemment mener, celle du bâton.
Eric Thiollier, délégué général de la FFMC
- 22/10/2009
Fin février 2012, la Sécurité routière remettra sa feuille de route sur la mise en place des limiteurs s’adaptant à la vitesse autorisée (Lavia) à Nicolas Sarkozy. Un mois avant la remise de ce rapport, la polémique gronde déjà...
On le redoutait, et on avait raison : l’obligation de porter un brassard rétro-réfléchissant est annoncée, ce 4 janvier par le ministre de l’Intérieur. Un arrêté daté du 3 janvier 2012 précise que son port sera obligatoire pour les conducteurs de 2-roues à moteur à partir du 1er janvier 2013.
C’est en ces termes que l’antenne de la Fédération française des motards en colère (FFMC) de la Nièvre titre son dernier communiqué de presse, en date du 23 novembre 2011. Les militants ont souhaité réagir face au mauvais traitement dont les motards accidentés font souvent l’objet dans les médias locaux et de la part des pouvoirs publics.
Le brassard fluo obligatoire dès le 1er janvier 2012 ! C’est ce qu’annonçait le dossier de presse sur la sécurité routière, publié le 30 novembre par l’Élysée… Le monsieur SR du gouvernement, Jean-Luc Névache, a rectifié le tir, le lendemain sur le stand de la FFMC au salon de la moto.
Les motards du Vaucluse se sont donnés rendez-vous à Cavaillon, le samedi 29 octobre, à l’appel de la FFMC 84 pour des opérations coup de poing contre des radars automatiques, symboles de la politique spectacle en matière de sécurité routière.