La remontée de file en zone urbaine, aux feux ou dans la circulation, est une manœuvre a priori évidente. Or, profiter de la mobilité de la moto est un exercice complexe qui nécessite une attention de tous les instants. D’autant que cette pratique n’est que partiellement tolérée.
Profitant (à tort) de ce pseudo instant de répit, les automobilistes choisissent souvent la file d’attente pour passer un coup de fil, consulter leur GPS, régler la clim’, se passer un coup de peigne ou retoucher leur mascara... Bref, tout sauf surveiller la circulation dans les rétroviseurs où justement nous nous profilons.
N’oublions non pas non plus les autres 2 roues de petites cylindrées qui ont tendance à se faufiler partout où il y a de l’espace. Il serait encore plus bête de s’accidenter avec une autre moto Bonne route à (...)
• Les accidents dus aux automobilistes qui soudain tournent
à gauche sans prévenir sont des plus fréquents.
• Les véhicules « dépassés » masquent les risques venant de la droite (piétons, portière impliquant un écart, feux rouges, etc.).
• La partie proche de la ligne médiane est souvent glissante.
Voir aussi notre rubrique actualité sur la "Politique des deux-roues dans la ville"
Voir notre interview vidéo :
Entretien avec Frédéric Brozdziak (élu national de la FFMC) « Le deux-roues motorisé est le futur de la mobilité en ville. »
Une attention surmultipliée
Heureusement, notre instinct de conservation affûté nous incite à établir derechef une redistribution des rôles en traquant les regards (ou plutôt l’absence de regard) dans les rétros des véhicules à la queue leu leu. Et aussi injuste que cela puisse paraître, nous devons aussi surveiller les indicateurs de direction (quand ils ne sont pas oubliés) et le sens de braquage des roues des autres usagers, en plus de gérer notre propre engin. Une attention surmultipliée qui permet d’éviter la majorité des chausse-trappes survenant en remontant une file. Première au hit-parade des mauvaises surprises, la manœuvre de « tourne à gauche », trop souvent effectuée au dernier moment et sans clignotant, représente plus de 30% des causes de collision (1). Mais il faut aussi compter sur les écarts et coups de frein intempestifs, la portière qui s’ouvre (2) ou le véhicule forçant la priorité à droite en coupant la file...
Un biotope complexe.
La partie la plus à gauche de la chaussée cumule en outre d’autres particularités qui décuplent sa dangerosité. D’abord, le revêtement s’avère être la zone la plus grasse de la voie, sujet à moult projections qui rendent le freinage scabreux (côté de la trappe de réservoir de carburant de la plupart des véhicules et des sorties d’échappement, surtout des camions). Ensuite, et contre toute attente, il s’agit d’un milieu très fortement peuplé ! Non seulement il s’agit de surveiller les piétons « classiques », qui n’aspirent qu’à se rendre de l’autre côté de la chaussée (3), et les cyclistes, qui profitent comme nous de leur surcroît de mobilité. Mais il faut aussi scruter la présence des professionnels de la file d’attente que sont les laveurs de pare-brise ou autres quémandeurs, trop affairés pour faire vraiment attention à la circulation. Ouf, voilà largement de quoi nous occuper lors d’une manœuvre de prime abord simple et partagée par tous nos confrères à deux roues. Justement, il reste encore à surveiller tous ceux qui profitent des mêmes circonstances dans le sens opposé de circulation !
Les rencontres entre motards autour d’un constat amiable ou d’une ambulance sont rarement de bons moments...d’autant que les assurances vous considèrerons le plus souvent en tort pour cette manoeuvre pas inscrite dns le code de la route.
Jeff Copin - 18/04/2007
Une moto peut accueillir un enfant en passager, mais tout dépend de sa taille. Et le conducteur doit aussi prendre certaines précautions avant et pendant le transport. Prudence !
Conduite coulée = passager heureux :
Rouler en duo n’est pas aussi anodin qu’il n’y paraît. Cela implique des réactions spécifiques qui s’affinent avec l’expérience, que cela soit pour tenir le guidon ou garder une bonne assiette.
Même s’il s’agit d’une évidence, mieux vaut rappeler que la moto change radicalement de comportement selon qu’elle transporte une ou deux personnes.
Dans certains pays européens, la formation au permis de conduire comprend un volet « premiers secours ». En France, c’est sur la base du volontariat que s’apprennent ces techniques. Mais où et comment s’initier ?
L’hiver entraîne des conditions de circulation particulières. Même si le réseau routier est surveillé, les conditions météorologiques et les mesures de viabilisation mises en œuvre varient d’une route à l’autre. Rappel des précautions à prendre.
Même si les conditions de circulation sont moins difficiles qu’en montagne, la conduite hivernale en milieu urbain impose des précautions spécifiques.
La première précaution utile, quel que soit le type de parcours, est de ralentir l’allure. Mais il convient aussi de repérer tous les pièges.