« "Les radars automatiques seront installés sur des lieux accidentogènes et ils seront signalés pour inviter les usagers de la route à ralentir"… Promesse sarkozienne de 2002. Chacun sait ce qu’il en est advenu… La FFMC, lasse de rappeler que la répression n’est pas et ne doit pas être la seule alternative à l’insécurité routière, appelle les usagers de la route à prendre en main leur sécurité routière. »

Ceci est l’introduction d’un communiqué de la FFMC, repris notamment par les antennes de l’Aube (10) et du Vaucluse (84). Comme la FFMC 13, toutes deux organisent une opération « marquage de radars », samedi 25 août.

Non aux radars non signalés !
Dans l’Aube, le rendez-vous est donné, à tous ceux qui souhaitent soutenir l’action de la FFMC10, à 14h00, sur le parking de l’UTT, à Troyes. Dans le Vaucluse, les volontaires sont attendus par la FFMC84 à 14h00, place de Verdun à Cavaillon (devant le local de la FFMC/AMDM), pour se rendre en cortège place Pie, à Avignon. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, militants FFMC comme simples sympathisants, usagers de la route lassés du tout répressif.

« Si les radars ont bien TOUS vocation à éviter les accidents de la route, ils doivent être signalés, argue l’association de motards. La décision de démonter les panneaux radars n’a donc rien à voir avec la sécurité (…). Les citoyens usagers de la route ont désormais le devoir de palier l’inconstance des pouvoirs publics et de remplacer les panneaux manquants par une signalisation appropriée qui attirera l’attention sur la dangerosité du lieu abordé. » Ce à quoi s’emploient donc les antennes départementales de la FFMC.

Appel à la désobéissance civique
Au-delà de ces actions ponctuelles, la FFMC « appelle à la désobéissance civique : les mesures prises ces dernières années à grands coups de déclarations s’appuyant sur des chiffres "arrangés" n’ont pas de sens. Qu’il s’agisse du gilet jaune obligatoire dans les voitures, des grandes plaques pour les motos, de l’allumage des feux diurnes, du démontage des panneaux radars, des radars dits "pédagogiques", etc… et dernièrement de l’éthylotest obligatoire, rien, ni aucune étude sérieuse n’est venu corroborer l’utilité de ces décisions qui au final n’ont profité qu’à quelques entreprises privées manifestement influentes. »

Pour l’association, aucune des mesures décriées n’est apte à pérenniser une baisse de la mortalité routière, régulière depuis 40 ans. « Ce sont la responsabilisation et la formation des usagers, l’amélioration des véhicules et des infrastructures qui continueront à avoir des effets à long terme, estime-t-elle. La répression n’est qu’une mauvaise solution à un problème que les citoyens usagers de la route ont eux-mêmes déjà cerné. »

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