Selon le magazine Auto Plus, qui publie le 3 juillet une enquête de fourmi : 52 % des radars automatiques seraient placés sur des routes rentables et non sur des voies à risques. La Sécurité Routière dément de son côté, en clamant que l’implantation d’un nouveau radar implique un processus méticuleux.

La thèse d’Auto Plus
Nos très sérieux confrères de l’hebdomadaire automobile déclarent, à l’issue de l’enquête publiée le 3 juillet dernier, que « un radar sur deux n’est pas placé sur une route dangereuse ». L’auteur de l’article a réalisé un croisement méticuleux de données, entre carte d’emplacement des radars automatiques fixes en France en 2012 et carte des accidents de la route survenus cette même année.

Ces radars rentables auraient flashé 12.358 fois en 2014 contre 4.774 fois pour les dispositifs bien placés par exemple. Les mauvais éléments rapporteraient alors 1 million d’euros de plus que les bons contrôleurs automatiques.


56 % des radars discriminants ne sont pas installés dans une zone dangereuse, en France, selon Auto Plus.

L’anti-thèse de la Sécurité Routière
La Sécurité Routière s’est empressée de contredire la théorie émise par le journal en communiquant sur les méthodes qu’elle emploie afin de définir à quels endroits elle doit installer de nouveaux radars.

Dans un premier temps, elle reproche à la revue de ne pas l’avoir contactée dans le but de savoir comment elle procédait pour déterminer l’emplacement des futurs flashs.

5 ans et non 12 mois
Selon la Direction à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) et ses experts, les informations apportées par cet article sont fausses. Le placement d’un radar neuf ne se fait pas grâce à l’analyse des accidents sur douze mois, mais sur cinq années !

Bientôt des radars autonomes
En marge de ce débat, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazneuve a annoncé l’arrivée de contrôleurs de nouvelle génération appelés « radars autonomes ». Ces derniers se placeraient sur des zones temporaires comme des chantiers ou sur des secteurs de « danger immédiat » (terminologie utilisée par la Sécurité Routière). Ils permettraient (bien évidemment) de protéger la vie des ouvriers et des automobilistes.

Alors, radars = pompes à fric ? D’accord ou pas d’accord ? Exprimez-vous en laissant un commentaire à cet article !

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