La sécurité routière, une préoccupation de longue date dans les pays industrialisés, sur laquelle se penchent depuis quelques années les pays dits « émergents » ou « en voie de développement ». Ainsi, au Maroc, l’opération « Assdikaa Al Moroure » (Amis de la circulation), initiée en 2007 est reconduite cette année. Pourvue d’un budget de 70 millions de dirhams (611.000 euros), elle a débuté le 16 juillet avec la diffusion de messages éducatifs à travers les médias.
Objectif : « Sensibiliser au danger de l’inadvertance », indique Azzedine Chraïbi, secrétaire permanent du Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC).
« Il s’agit plutôt de plans d’actions de communication et de sensibilisation lancées durant toute l’année », précise Karim Ghellab, ministre marocain de l’Equipement et du Transport. Il ajoute que « toute stratégie doit être basée sur la sensibilisation, le contrôle et l’application des lois ».
Pour l’application des lois, le Maroc a notamment misé sur le contrôle de la vitesse : le pays est équipé de 150 radars automatiques fixes.
Le lancement de l’opération « Assdikaa Al Moroure » a aussi été l’occasion d’une cérémonie de remise de plus de 180 radars mobiles aux forces de police. Budget : 10,38 millions de DH (87.000 €). Les flasheurs automatiques semblent meilleur marché de l’autre côté de la Méditerranée…
(source : L’Économiste – Maroc)
G.A. (18/07/2008)