Le principe d’alerte communautaire des radars routiers a vécu. Le 29 juillet, les fabricants d’avertisseurs (Coyote, Inforad, Wikango...), sont définitivement rentrés dans le rang en signant un protocole d’accord avec le ministère de l’Intérieur... L’enjeu économique a triomphé de la solidarité entre usagers de la route.
Un protocole, signé entre le ministère de l’Intérieur et l’AFFTAC, marque la fin des avertisseurs de radar. Vendredi 29 juillet, l’Association Française des fournisseurs et utilisateurs des avertisseurs de radar (AFFTAC), vient de plier en s’engageant à retirer son option de détection des radars fixes et mobiles de ses avertisseurs dans un délais de 4 mois. La fin des Coyote, Wikango, Inforad etc... ?
Virage à 180 degrés.
Les « avertisseurs de radars », appelés « outils d’aide à la conduite » vont évoluer de manière significative. Désormais, l’option communautaire de détection de radars (et l’indication des contrôles de police), n’existera plus. Elle sera remplacée par deux nouvelles possibilités :
"On peut imaginer que les utilisateurs se serviront de cette dernière option pour, malgré tout, indiquer officieusement les contrôles policiers, les radars fixes et mobiles." Eh oui, chacun sait que les radars sont placés dans les endroits accidentogènes. Bien sûr que non, je suis d’accord, ils sont (...)
On peut imaginer que les utilisateurs se serviront de cette dernière option pour, malgré tout, indiquer officieusement les contrôles policiers, les radars fixes et mobiles.
Communauté dépitée.
Les utilisateurs, parlons-en. Sur le site officiel de l’AFFTAC, les réactions fusent. Ce protocole est très mal perçu par les abonnés. « Avec une décision pareille, l’AFFTAC perd toute sa crédibilité envers ses utilisateurs et les avertisseurs de radars tout leur intérêt », indique Arno, un usager en colère sur leur forum. Nombre d’entre eux promettent de se désabonner au plus vite.
Colère.
Une colère compréhensible car, en mai dernier, l’association des avertisseurs de radar lançait elle-même un appel à la mobilisation des conducteurs. A la suite des propositions du CISR du 11 mai dernier, les fabricants créaient l’AFFTAC pour, selon leurs dires, « dénoncer une décision injuste, injustifiée et aveugle. »
Tempête médiatique.
Après l’ébullition médiatique que créait cette mobilisation d’une profession touchée de plein fouet par les mesures répressives sur la sécurité routière, l’AFFTAC était soutenue par nombre d’associations d’usagers, dont la FFMC. Comment réagiront-elles à ce revirement ? Nous connaîtrons certainement la réponse à cette question à la rentrée. Les sociétés d’avertisseurs viennent-elles de signer leur arrêt de mort économique ? Cette réponse-là sera connue dans 4 mois.
Fabien Navetat - 01/08/2011
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