Le 9 octobre dernier déjà (voir liens), suite à la présentation, la veille, des mauvais chiffres de la sécurité routière de septembre, le syndicat SGP-FO le faisait comprendre : les policiers ne croient plus aux radars fixes.

Mais face à ces mauvais résultats de septembre 2009 (+17% de tués sur les routes), Dominique Bussereau, secrétaire d’État aux Transports, veut encore durcir le ton. Pour cela, 530 radars fixes supplémentaires vont être installés en 2010, annonçait-il dans un communiqué du 8 octobre. Un durcissement éphémère, selon des syndicats de police, qui estiment que le radar ne changent pas le problème.

La politique du « toujours plus sévère » alliée au « toujours plus de radars fixes » ne semble plus faire effet. Certes les progrès chiffrés de ces sept dernières années ont « prouvé » l’efficacité des boites à images, mais les mauvaises habitudes des conducteurs ne semblent jamais s’être dissipés. Une raison à cela : la baisse des effectifs policiers diminue peu à peu la « peur du gendarme ».

C’est donc SGP-FO, le premier syndicat de police, qui tenest la suivante : moins il y aura d’effectifs, moins les radars fixes seront efficaces.
Moins de radars mobiles (900 jumelles) que de fixes (1600 boites) en 2009, c’est aussi moins de présence visible sur les routes. Le conducteur sait où se trouve la machine, mais l’homme (sous l’uniforme) est imprévisible. Et si on rêvait d’un monde sans police ni répression !

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