Sept nouveaux radars seront bientôt en service dans la capitale, en plus des 11 appareils fixes déjà implantés. Trois sur le périph, les quatre autres dans Paris intra-muros. Tous flasheront par l’arrière, car l’objectif est de « sensibiliser [les motards] », selon Roland Maucourant, directeur de la sécurité routière à la préfecture de police.
« Ils sont à la fois les usagers de la route qui commettent le plus d’excès de vitesse et ceux qui en sont le plus victimes », précise-t-il au Parisien. Ce dernier ne manque d’ailleurs pas de reprendre la com’ habituelle : « Les pilotes de deux-roues motorisés ne représentent que 15 % du trafic parisien… mais 53 % des victimes d’accidents corporels (soit 5 300 blessés en 2007) », écrit le quotidien.
Comme trop souvent dans la presse généraliste, l’analyse n’est pas de mise lorsqu’il s’agit de « sécurité » routière. Rappelons donc que la « surreprésentation » des usagers deux-roues motorisés dans les sinistres est somme toute assez logique : deux roues et pas quatre, pas de carrosserie et le seul casque comme protection…
Ce qui n’empêche que certains motards et scootards, par leur comportement, favorisent la mauvaise image de notre mode de transport et participe sans doute à ladite surreprésentation. Pas étonnant alors de se voir viser par une politique essentiellement basée sur la répression, dont l’aspect pédagogique n’a rien d’évident.
Les nouveaux radars devraient être opérationnels d’ici à la fin de l’année. La surveillance de la vitesse, « c’est notre priorité, insiste Roland Maucourant. À Paris, on a un énorme risque avec les usagers dits vulnérables, les cyclistes et les piétons ». Les contrôles seront donc accrus à l’aide des radars mobiles, deux venant en renfort des cinq déjà en possession de la police parisienne.
G.A. (07/11/2008)
C’est sûr que les radars à Paris vont "enseigner" aux quelques inconscients à moto à adapter leur vitesse à la circulation ! Comme ces radars vont apprendre à tous les automobilistes à mettre leur clignotant et à regarder avant de déboiter, ils vont aussi apprendre à certains piétons à ne pas se jeter (...)