Le délégué interministériel à la Sécurité routière, Frédéric Péchenard, était interviewé sur RTL, le 31 octobre. Il a renouvelé ses conseils de prudence à l’approche du pont de la Toussaint, toujours meurtrier sur les routes françaises. Mais il a également affirmé qu’il n’excluait pas le retour des panneaux simples indiquant la présence d’un radar fixe.

713 millions d’euros. Monsieur Péchenard a confirmé que les radars rapporteront 713 millions d’euros à l’Etat en 2012. « On compte 600 M€ d’amendes minorées, sur lesquelles un tiers ira à l’entretien du parc de radars, donc à la sécurité routière, a-t-il indiqué. Un tiers ira aux collectivités locales, et enfin un tiers à l’AFIT (Agence de financement des infrastructures de transport) pour améliorer les infrastructures, dont le rail. Mais si on met des poids lourds sur le rail, ils ne seront pas sur la route, donc on améliorera la sécurité routière. »

Désendettement de l’Etat. « Il reste 113 M€ d’amendes majorées, poursuivait M. Péchenard. Elles tombent dans les caisses de l’État, comme toutes les amendes de police. 47 % vont aux collectivités locales et 53 % au désendettement de l’État. »

Le retour des panneaux. Enfin, le délégué Sécurité routière du gouvernement a précisé une position nouvelle sur les panneaux annonçant les radars fixes : « Il y aura environ 2.000 radars pédagogiques sur les routes de France à la fin de l’année 2013, a-t-il expliqué. Ce dispositif présente des avantages et des inconvénients. Il faut être pragmatique, on teste un dispositif et, s’il est mauvais, on l’enlève. Je n’exclue pas de remettre de simples panneaux annonçant les radars fixes, et d’utiliser les radars pédagogiques dans d’autres circonstances, dans des endroits accidentogènes où on ne peut mettre des radars. »

La fin de la cacophonie. La suppression des panneaux annonçant les radars fixes avait été annoncée en mai 2011 par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Claude Guéant. Cela avait cristallisé la colère des députés, et M. Guéant avait annoncé à la hâte leur remplacement par des radars pédagogiques, un plan évalué à 12 M€. 18 mois plus tard, il se confirme que ce n’était pas la bonne solution.

Revendication des motards. Face à la suppression des panneaux et au risque que cela implique pour les motards, les véhicules freinant brusquement à l’approche d’une cabine, les antennes locales de la FFMC ont opéré, depuis quelques mois, un marquage des radars fixes par une peinture au sol. Le délégué Sécurité routière du gouvernement a sans doute compris l’intérêt de cette action.

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