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Radars automatiques : la FFMC visionnaire Sécurité routière : quid des glissières ? 2172 radars fixes sont implantés en France

Quel impact ?

Si 40 Millions d’automobilistes a frappé fort médiatiquement en relevant ainsi 72 cabines « piégeuses », ce coup de communication aura-t-il un réel impact sur la politique du gouvernement ? « Il y a 66 % de morts en moins à proximité des radars, donc je ne baisserai pas la garde », a répondu le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, lundi sur RTL. Puis il a rappelé son objectif, fixé en novembre dernier : passer de 4.000 morts à 2.000 d’ici à 2020, notamment grâce au respect des limitations de vitesse.

Le gouvernement ne réagira donc pas à cette enquête qui relève du déclaratif, de l’exaspération anonyme. Par ailleurs, les routes françaises sont équipées de 2.172 boîtiers automatiques. Relever seulement 72 appareils qui seraient le reflet d’un mécontentement général (85 % des Français sont opposés aux radars toujours selon 40MA) semble bien trop faible pour faire bouger nos élus. Malgré la médiatisation de cette enquête.

Pire, le fait de dénoncer 72 « pompes à fric » laisse à croire qu’il existe 2.100 anges gardiens sur les routes françaises. Le livret de 32 pages publié par 40MA contribue donc autant à légitimer ce système non-populaire qu’à le dénoncer.

Abolition des radars ?

Pourquoi 40MA ne demande pas, simplement, d’abolir la politique au radar, comme c’est le cas dans plusieurs pays ? Plus de 15 états et 10 villes aux États-Unis les ont interdits sur leur territoire. En Grande-Bretagne, en 2011, le Premier ministre David Cameron a supprimé 700 radars automatiques pour les remplacer par des boîtiers pédagogiques. En Allemagne, les contrôleurs de vitesse sont davantage placés en ville, et la sécurité routière fait l’objet de cours spécifiques et réguliers dans le système éducatif. Les résultats sont probants.

En 2012, 3.645 personnes ont perdu la vie sur les routes françaises.
La vitesse serait la cause principale dans 26 % des accidents mortels seulement, selon les conclusions des forces de l’ordre qui effectuent les enquêtes sur le lieu des drames. Les véhicules sont de plus en plus performants et offrent une sécurité accrue pour les usagers. La sécurité routière devrait orienter ses efforts vers d’autres facteurs, tels l’alcool et les infrastructures routières.

Infrastructures

Les infrastructures non adaptées occasionnent environ 1.300 décès par an, selon la Prévention Routière. Protéger les usagers des arbres, des rails de sécurité et autres poteaux situés à proximité immédiate de la chaussée permettrait d’épargner de nombreuses victimes.

Malheureusement cela ne rapporterait pas d’argent à l’État. Bien au contraire, il faudrait en dépenser. On ne peut plus discuter de sécurité routière avec l’exécutif, les radars contribuent sûrement à éviter des morts, mais leur principale qualité reste les 730 millions d’euros qu’ils ont engrangé en 2012. On aimerait vraiment que 40 Millions d’automobilistes interroge son panel de 67.000 conducteurs sur les infrastructures routières.

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