Encore un bel exemple de radar fixe pour piéger avant tout les usagers. C’est dans le Rhône, sur la RN7, dans une belle ligne droite sévèrement limitée, juste après un tronçon de route réputé dangeureux…
La descente du Col du Pin-Bouchain dans le sens Roanne Tarare (Rhône, 69), sur la RN7, est connue des usagers comme particulièrement piégeuse, surtout lorsque la route est mouillée, l’eau faisant remonter à la surface du revêtement les nombreuses traînées de gas-oil ou autres liquides gras.
Les traces de réparation des murets et des glissières en témoignent, tout comme les 56 interventions de la brigade de gendarmerie de Tarare à la suite d’accidents pour les 7 premiers mois de l’année 2007…
J’habite Joux un village situé vers la RN7 dans le col du Pin Bouchin. Je trouve l’emplacement de ce radar vraiment dérisoire. En effet les accidents ont lieu plus haut. Ma fille de 19 ans est décédée en février 2007 sur cette route à cause d’un plaque de gasoil et de la (...)
Figurant sur la liste des 50 points noirs recensés à la suite de l’accident du car polonais du 22 juillet 2007, la descente du Pin-Bouchain est, comme nous l’apprend l’hebdomadaire local Le Pays du 3 août, l’objet de mesures annoncées dès cette date par le préfet du Rhône : signalisation, réfection d’enrobés. La mise en place d’un radar automatique initialement prévue pour 2008 a même été avancée. Il est en place depuis la mi-novembre.
Ce radar automatique fixe a été installé non dans la descente en virage, lieu de la quasi totalité des accidents, mais quelques kilomètres plus bas, sur le plat, dans la ligne droite limitée à 70 km/h, à environ 500 mètres de l’entrée de Tarare. Ainsi placé, flashant par l’arrière, ce radar ne pourra que sanctionner les bons conducteurs, les plus nombreux, c’est-à-dire ceux qui arriveront sans encombre au bas de la descente réputée dangereuse. Quant aux autres...
Bernard Lavandier - correspondant 42 - 21/11/2007
Si l’on en juge par les propos de Jean-Jacques Debacq, directeur du projet interministériel du contrôle automatisé, en 2007, les radars n’ont pas été suffisamment efficaces auprès des motards. Pour 2008, il annonce l’arrivée de mesures pour remédier au mal.
En pleine polémique sur la fiabilité des radars automatiques, des avocats spécialisés montent à leur tour aux créneaux : ils auraient de plus en plus de mal à défendre leurs clients. Certains soupçonnent les services concernés de s’être concertés pour rejeter systématiquement les contestations de PV.
L’Elysée l’a annoncé, vendredi 21 décembre : 2500 nouveaux radars vont fleurir sur les routes prochainement pour parvenir à 3000 morts sur les routes en 2012. Mesure efficace ? Vraiment pas sûr…
Avant même qu’Auto Plus ne jette un pavé dans la mare quant à la probable non-conformité du positionnement des radars automatiques, la FFMC se battait sur un dossier similaire : la capacité des jumelles Eurolaser à mesurer, de face, la vitesse d’une moto. Selon leur mode d’emploi, c’est non. Officiellement, c’est oui.
Mardi 23 octobre 2007, Auto-Plus publiait une « bombe » concernant la justesse des radars automatiques. Le même jour, le ministère de l’Intérieur assurait que « toutes les garanties [étaient] réunies pour qu’aucune erreur (…) ne se produise ». Convaincant ?