Il explique enfin que, si les forces de l’ordre mettent en place des contrôles routiers visant les deux-roues motorisés, c’est pour « les inciter à respecter les règles élémentaires de prudence ».

Le recours aux souricières

Comme l’infraction sur la remontée de files n’existe pas juridiquement, les fonctionnaires peuvent « sanctionner les conducteurs pour dépassement par la droite, changement de file sans précaution et non-respect des distances de sécurité. Les fonctionnaires de la préfecture de police n’ont jamais incité à la commission d’infractions routières, leur mission étant précisément de la combattre. » Ben tiens.

Citoyen motard, on se fout de toi !

En clair, organiser des points de ralentissements volontaires, favorisant les deux-roues à remonter les files afin de mieux les verbaliser, ce n’est pas interdit puisque c’est pour notre sécurité. On croit rêver ! Au mois de mars, près d’un millier de motards a manifesté à Paris pour dénoncer cette vague de répression visant la circulation interfiles sur le périphérique parisien. En même temps qu’au député Marlin, le ministre de l’Intérieur apporte sa réponse aux manifestants. Et voilà, il y a vraiment de quoi redescendre dans la rue le 21 mai prochain !

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