Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a répondu au député UMP de l’Essonne, Franck Marlin, qui lui avait demandé pourquoi les policiers utilisaient des méthodes de répression abusives pour verbaliser les motards remontant les files sur le périphérique parisien, en mars dernier. Verdict : face à l’incompréhension du ministre, bougez-vous le 21 mai !
Le 29 mars, Frank Marlin, député UMP de l’Essonne, pose une question écrite au gouvernement, demandant des explications sur la méthode employée par les forces de l’ordre pour réprimer la circulation interfiles sur le périphérique parisien.
Il pointe notamment du doigt « la mise en place volontaire par les forces de l’ordre » de ralentissements des voitures, incitant les conducteurs de deux-roues à remonter les files, afin de les verbaliser pour dépassement par la droite. Estimant que ces méthodes sont « pour le moins contestables et choquantes », il demande alors au ministre de l’Intérieur d’y mettre un terme.
La réponse du ministre est parue au Journal Officiel du 17 mai.
Il réaffirme que « la lutte contre l’insécurité routière constitue une mission prioritaire de la préfecture de police de Paris ». Cela on le savait…
Il dit aussi que les conducteurs de deux-roues sont les plus exposés aux risques et souvent « victimes des accidents de la circulation ». Cela non plus n’est pas nouveau.
quitte a prendre une prune en remontant les files (a vitesse normale of course) je préfère cette solution que d’attendre qu’un gars me percute par l’arrière dans une file et terminer en sandwich entre 2 bagnoles ou camions. En outre le fait de prendre une place dans une file et partant du principe (...)
Il explique enfin que, si les forces de l’ordre mettent en place des contrôles routiers visant les deux-roues motorisés, c’est pour « les inciter à respecter les règles élémentaires de prudence ».
Comme l’infraction sur la remontée de files n’existe pas juridiquement, les fonctionnaires peuvent « sanctionner les conducteurs pour dépassement par la droite, changement de file sans précaution et non-respect des distances de sécurité. Les fonctionnaires de la préfecture de police n’ont jamais incité à la commission d’infractions routières, leur mission étant précisément de la combattre. » Ben tiens.
En clair, organiser des points de ralentissements volontaires, favorisant les deux-roues à remonter les files afin de mieux les verbaliser, ce n’est pas interdit puisque c’est pour notre sécurité. On croit rêver ! Au mois de mars, près d’un millier de motards a manifesté à Paris pour dénoncer cette vague de répression visant la circulation interfiles sur le périphérique parisien. En même temps qu’au député Marlin, le ministre de l’Intérieur apporte sa réponse aux manifestants. Et voilà, il y a vraiment de quoi redescendre dans la rue le 21 mai prochain !
Frédéric Brozdziak - 18/05/2011
Le 17 mai, à l’appel de la nouvelle association G.E.M.Ré (Gratuité des engins Motorisés pour Ré), une centaine d’usagers – deux-roues, voitures, camping-car, camion… - se sont réunis pour protester contre le péage du pont de l’Île de Ré.
La Direction à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) lance, le 23 mai, une campagne de sensibilisation sur le risque à moto en rase campagne. Alors, rasante ou non, la campagne ?
L’Assurance mutuelle des motards (AMDM) a fêté, le 21 mai, les 10 ans de l’opération « Ouvrez les circuits », prolongée en 2008 par les « Open Mutuelle des Motards ». Grâce à cette organisation, pour une somme modique, n’importe quel conducteur peut profiter des conseils de pilotes professionnels sur un circuit fermé, et parfait sa conduite.
La constitution du nouveau gouvernement va avoir une incidence sur la Sécurité Routière et espérons le sur la perception de la moto. D’après plusieurs sources, Jean-Luc Névache, actuel délégué à la SR, devient le directeur de cabinet de Marisol Touraine, ministre des Affaires Sociales et de la Santé.
Les premiers décrets tombent pour imposer les Zapa dans plusieurs villes tests. Interdisant les motos et scooters anciens dans les centres villes. Grenoble fait partie des villes concernées. La FFMC locale suit le dossier de près et s’oppose à l’expérimentation… et en découvre de biens belles !