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Quel est l’avenir du championnat mondial d’Endurance ? L’arrivée des teams permanents arrivera-t-il a enrayer la chute d’audience des 24H du Mans et du Bol ?

Cela va-t-il permettre à cette discipline de sortir de la crise qu’elle connaît à l’heure actuelle ? Concernant le public, on sait que les chiffres sont en chute libre, si on comptait près de 90.000 spectateurs au Bol d’Or en 1995, sur le prestigieux circuit du Castellet, ils ne sont plus que 50.000 dix ans plus tard à Magny-Cours.

Pour les teams, c’est exactement la même chose, puisque la dernière édition du Bol a vu 57 équipages s’aligner péniblement sur la grille de départ alors que 66 sont admis.

Pourquoi ? L’Endurance coûte de plus en plus cher à l’inscription, qui frôle les 1.500 €, le budget minimal en pneus oscille désormais de 4000 à 10.000 € pour une équipe qui veut jouer dans le top ten, le litre d’essence qui coûte entre 3,50 € et 4,50 € et enfin les « pass invités » qui reviennent à 200 € l’unité !

Cette situation a été dénoncée par Christophe Guyot lors de la conférence de presse post Bol d’Or, où il avait dénoncé la manière dont les teams étaient traités. « Il faudra bien que l’on considère les équipes comme des acteurs d’un spectacle et non pas comme des clients », sous entendu : qu’il faut faire cracher au bassinet, pour un oui où un non.

Alors la réintégration de ces deux épeuves au championnat mondial d’Endurance va-t-elle enrayer cette lente descente aux enfers ? Dans une certaine mesure, on peut penser que l’arrivée des 24 teams permanents de ce championnat peut créer une nouvelle dynamique. « Nous faisons venir près de 17 nations dans ce championnat et cela ne pourra que stimuler l’intérêt du public », affirme Vittorio Gargiulo, porte parole de FG Sport, organisateur du championnat.

Cette nouvelle donne va-t-elle faire baisser les coûts de la discipline ? Clairement, c’est non. Car la catégorie Superbike a été maintenue en dépit des réticences des organisateurs des 24H du Mans et du Bol (pourtant farouchement opposés à cette mesure).

Le maintien de cette catégorie va entraîner des surcoûts de l’ordre de 10% minimum pour les teams les moins fortunés. « On sera inscrit en catégorie SBK, mais on aura fait qu’un petit travail sur la culasse, et on ne sera pas en « full power » comme les teams usines », explique Jean-Claude Clapperon, le team manager d’Endurance moto 38, engagé dans l’intégralité du championnat. « Cela va nous coûter entre 3000 et 4000 € par moteur, en sachant que nous n’aurons que 5 moteurs pour tout le championnat, alors que certains teams en changeront après chaque course. »

Pourquoi avoir gardé ce règlement ?

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L’introduction du règlement Superbike, dans ce championnat d’Endurance, va engendrer des coûts énormes qui ne pourront être supportés que par les teams officiels. Actuellement, seuls le SERT, la Kawa N°11 et la Yam 94 en auront les moyens.

« Historiquement le règlement de l’Endurance faisait la part belle à la catégorie Superbike », affirme Vittorio Gargiulo. « Et nous avons voulu conserver cet esprit ». Plus prosaïquement, il semblerait que les dirigeants de FG Sports aient voulu rester en bons termes avec les organisateurs des 8H de Suzuka pour garder l’appellation de « championnat mondial ». En effet, toutes les courses d’Endurance se déroulent sur le vieux continent. Enfin, c’est uniquement à Suzuka que les machines issues du Japan Superbike (JSBK) peuvent s’exprimer avec des retombées énormes pour les constructeurs Nippons.

Cela ne veut pas dire que les organisateurs du championnat mondial d’Endurance soient aveugles. « Pour l’instant, nous ne savons pas encore comment réduire les coûts pour l’intégralité d’un championnat mondial d’Endurance. Ce qui est sûr c’est que d’imposer un litre d’essence à 3E50 est du strict ressort de l’A.C.O. En ce qui nous concerne, chaque team qui veut engager une moto lors d’une course du championnat se voit réclamer la somme de 230€ seulement », conclut Vittorio.

« Tout cela fait partie d’un plan de réflexion et de décisions que nous allons mener lors des années à venir. »

So, wait and see !

Site de l’organisateur du championnat du Monde (en anglais)

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