Au Québec, où l’immatriculation des véhicules est indissociable de leur assurance auprès de la SAAQ (Société d’assurance automobile du Québec), les tarifs augmentent de plus en plus, surtout pour les motards. En parallèle, de 2007 à 2008, les bonus versés aux cadres supérieurs de la SAAQ, en vertu de leurs performances, ont augmenté de 76 % à 285 %.

Ainsi, Michel Léveillé, vice-président responsable des technologies de l’information, a perçu en plus de son salaire, 45.084 $ pour l’année 2008. Quatre fois plus qu’en 2007. John Harbour, président de la SAAQ, se contente de 19.200 $. À comparer aux 9000 $ de 2007. Nathalie Tremblay double elle aussi la mise en 2008, avec un bonus de 31.000 $, pourtant une année où le Fonds d’assurance dont elle est la vice-présidente a diminué de 2,5 milliards de dollars…

Le Comité d’action politique motocycliste (CAPM, homologue québécois de la FFMC) lutte depuis 2006 contre la hausse abusive des tarifs que la SAAQ impose aux motards québécois. On s’en doute, le CAPM n’a pas manqué de réagir à l’annonce du montant des bonus des dirigeants de la SAAQ.

« C’est très choquant, surtout que la SAAQ continue depuis des années d’ignorer nos demandes », fulmine Christian Bergeron, porte-parole du CAPM. « Nous avons subi des hausses de tarifs basées sur la catégorisation des motos, notamment les motos sport, alors que plusieurs organismes internationaux de sécurité routière s’entendent pour dire que c’est une mauvaise idée. » Il rappelle que « les motos de plus de 400 cm3 ont subi des hausses de 94 %. Pour les motos sport de plus de 400 cm3, c’est une hausse de 340,6 %. C’est abusif ! »

Selon M. Bergeron, outre un kilométrage annuel inférieur (météo locale oblige), les motards québécois sont plus prudents que les automobilistes. Il estime donc que si les tarifs moto « étaient fixés selon le principe des bonus à la performance, ça ferait longtemps qu’on ne paierait plus de plaques d’immatriculation ! »

(Source canoe.ca)

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