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Gilet ou brassard jaune : jugé inefficace

Il est clair que nous sommes dans une démarche de prévention, qui ne se limite pas à de la répression. Le plaisir de piloter une moto ne peut se réduire à rouler le plus vite possible.

Le candidat s’engage-t-il à autoriser la circulation des 2RM (motos et scooters) entre les files de voitures à l’arrêt sur les voies rapides urbaines congestionnées ?
Les politiques de transports et d’urbanisme menées par le Front de Gauche devront amener le plus rapidement possible à la fin du « tout voiture » générateur de pollution, de temps perdu, de dépenses inutiles.
A plus court terme, une concertation et des règles communes à tous les usagers devraient permettre aux deux-roues d’échapper à l’engluement général, et donc à remonter, dans certaines conditions (notamment en termes de vitesse) qui doivent être adaptées pour prendre en compte l’ensemble des usagers de la route, les files d’embouteillages.

Etes-vous favorable à l’autorisation de circulation des 2-roues motorisés dans les couloirs de bus ?
Notre but étant de favoriser les circulations douces et les transports en commun dans les centres urbains, la réponse est non. D’autant qu’une telle mesure, pour être respectée, nécessiterait la multiplication de radars en ville, donc des dépenses à but répressif.

Le port d’un dispositif rétro-réfléchissant (brassard) sera-t-il obligatoire pour les motards à partir du 1er janvier 2013, comme prévu dans un décret de janvier 2012 ?

Au regard des dispositifs existant déjà sur les casques et les véhicules eux-mêmes (éclairage spécifique), cette mesure nous paraît inefficace. Mais l’essentiel est d’examiner les solutions au regard de leur efficacité en matière de sécurité routière. Une véritable concertation devrait aboutir à des mesures privilégiant efficacité et incitation des usagers.

Le candidat à la présidence envisage-t-il d’autres mesures pour améliorer la sécurité des conducteurs de deux-roues à moteur ?
De nouvelles mesures seraient issues d’une concertation avec les usagers comme les associations de prévention routière qui sont les premiers concernés et connaissent le sujet.
Une meilleure formation concentrée sur le « mieux circuler ensemble » et la maîtrise des véhicules doit être assurée, notamment à l’occasion du permis de conduire qui doit s’appuyer sur une réforme où l’apprentissage à la conduite qui doit pouvoir être enseigné sur un temps plus long sans que celui-ci dépende des moyens financiers de chacun. Pour ce faire la généralisation de l’éducation routière au lycée est une nécessité.

La sécurité des motards, qui n’ont pas de carrosserie et sont donc vulnérables, ne dépend-elle pas aussi, du comportement des autres usagers de la route ?
Les piétons, les cyclistes sont tout aussi démunis… même face à un motard ! C’est avant tout la responsabilité de chacun que de prendre soin de lui et des autres dans ces espaces partagés que sont les voies de déplacement. Apprendre à partager l’espace, c’est comprendre qu’on est pas seul sur la route.

Toujours d’après votre expérience, les conducteurs de deux-roues ont-ils eux aussi des progrès à faire ? Dans quel domaine ?
Comme tous citoyens, ni plus, ni moins. Les motards doivent avant tout se conduire avec respect envers les autres usagers. C’est d’ailleurs le cas de la grande majorité d’entre eux. Avoir un comportement citoyen sur la route implique une modification des comportements de tous les usagers.

Les deux-roues motorisés se sont développés en ville ces dernières années. A votre avis, contribuent-ils à améliorer l’environnement ou au contraire à augmenter la pollution ?
Ils se sont développés en raison de l’engorgement provoqué par le nombre excessif d’automobiles, le manque de réponses pratiques des transports en commun et l’étalement urbain, résultat de la spéculation immobilière qui pousse nombre de nos concitoyens à se loger de plus en plus loin des centres ville. Autant de phénomènes, comme l’augmentation des distances domiciles-travail, particulièrement néfaste pour l’environnement.

Pour toutes ces raisons de santé publique et d’environnement, le Front de Gauche s’engage pour la construction de logements sociaux en centre, pour des politiques publiques en faveur des transports en commun et voudrait parvenir à réduire dans les centres urbains les modes de déplacement polluants, quels qu’ils soient. Surtout, il s’agit de réduire le poids des dépenses énergétiques dans le budget des ménages populaires.

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