Les journées « Portes Ouvertes Circuits » affichent un gros succès de fréquentation cette année. S’entraîner sur circuit pour mieux se préparer à la route, belle idée pédagogique. Mais il ne faudrait pas que le nombre l’emporte sur la qualité de formation. Interview du coordinateur de l’opération.
Le 11 avril se déroulait la journée « Portes Ouvertes » organisée par la Fédération française de moto (FFM) sur le circuit Carole à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). Une opération sympa et plutôt pédagogique : contre 25 €, un motard lambda peut rouler sur un circuit durant une bonne partie de la journée, et profiter des conseils d’encadrants spécialisés.
L’idée avait été lancée il y a quelques années par Christophe Guyot, le patron du team de course GMT 94 (actuellement en Mondial de Superbike) et relayée par la Mutuelle des motards et la FFMC. Elle a été reprise au vol, avec succès, par la FFM. Loïc Sundermann a été recruté pour coordonner l’opération. Il nous explique son intérêt.
il manque une info dans l’article. c’est à partir de 25€ ; Sacrée inflation en 2 ans.
(*) Dates et lieux des Portes ouvertes des circuits sur le site de la FFM
Voir nos articles conseils pour débuter sur piste
Moto Mag : Cette année, la FFM ouvre des circuits partout en France, sur 27 dates (*). Et déjà combien d’inscrits ?
Loïc Sundermann : 2350 motards, sur 2950 places. Il reste 600 places à prendre. Dès le premier soir des ouvertures d’inscription, il y avait mille inscrits !
Et à Carole le 11 avril, combien étaient-ils ?
Un peu moins de 150 motos.
C’est un succès ?
Il y a du monde, c’est vrai.
Pourquoi les motards viennent-ils ?
Ce qui marche, c’est le principe d’apprendre quelque chose tout au long de la journée. Ils se sentent encadrés pour découvrir leur moto sur la piste, en sécurité.
L’encadrement, justement… Combien de formateurs sont présents ?
Il y a au minimum deux titulaires de brevets d’État sur chacune des journées et une dizaine de bénévoles.
Deux moniteurs agréés seulement, ce n’est pas beaucoup pour 150 motards…
Peut-être, mais on fonctionne par groupe donc il y a toujours un BE qui surveille les évolutions sur la piste et l’autre qui est en briefing avec les motards dans une salle.
Et sur la piste, c’est libre ?
On ne leur impose pas de rythme. Le but, c’est qu’ils se fassent plaisir et des sensations. Par contre, ils doivent respecter les règles de sécurité pour éviter tout débordement. Pas le droit de doubler dans les virages, respect du drapeau rouge…
Il y a de grosses différences de niveaux entre les pilotes ?
Non, le plateau est assez homogène, ce sont des motards de tous les jours qui viennent s’essayer à la piste.
Quel rôle éducatif ont les ateliers, au « village » qui se déplace de circuit en circuit ?
Notre partenaire Bridgestone fait un briefing sur la pression des pneus. On a aussi un contrôle antibruit pour vérifier les émissions sonores des échappements. Les éducateurs abordent la position sur la moto, le freinage et la prise de courbe. On reste très basique car chacun doit rouler au minimum quatre séries de vingt minutes.
Propos recueillis par N.G.
Nicolas Grumel - 22/04/2008
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