Elle a bon dos, la lutte contre la pollution : depuis le 13 mars, les limitations de vitesse ont baissé à Paris et petite couronne : 60 km/h sur le périphérique (au lieu de 70) et 20 km/h de moins sur les autoroutes urbaines. Résultat, les policiers, bien sûr mobilisés, ont relevé 10.152 infractions…

Dans le cadre de l’alerte pollution, 700 policiers ont contrôlé 17.760 véhicules, jeudi 13 mars à Paris et petite couronne, apprend-on sur BFM TV.

10.152 infractions ont été relevées, dont 9.916 excès de vitesse (par rapport aux vitesses abaissées), 210 irrégularités au contrôle technique (pour les automobiles), 21 cas de pollution et 5 débridages de cyclomoteurs.

Nous avons demandé à la Préfecture de police de Paris si les radars fixes étaient réglés sur les limitations de vitesse temporaires. Dans ce cas, les infractions pour petits excès devraient pleuvoir... Et il serait de bon ton d’informer les usagers, afin qu’ils sachent à quoi s’en tenir une fois sur la route.

Problème, la préfecture est incapable de répondre à cette question. En effet, régler les radars relève du Centre national de traitement des infractions routières (CACIR) de Rennes, et l’opération prendrait entre 24 et 48 heures. C’est donc improbable qu’ils l’aient fait. Il n’empêche, les conducteurs sont dans l’incertitude : qui croire, les panneaux à messages variables ou les panneaux de limitation de vitesse classiques ?

Et au milieu de ces incertitudes, ce qui est sûr, c’est que les autorités profitent de la baisse temporaire des limitations de vitesse, liée au pic de pollution, pour augmenter les contrôles routiers. À bon entendeur…

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