Au programme

Après un lundi consacré à l’administratif et aux vérifications techniques, les essais ont débuté mardi matin tôt, très tôt : il faut se présenter à l’entrée de la montée de Pikes Peak à 3h30, et les essais commencent à 5h30 pour se terminer à 8h30, la route étant alors rendue aux visiteurs pour le reste de la journée.

L’arrivée sur le site se fait dans la nuit sous l’éclairage de la lune, les derniers préparatifs ont lieu dans la lumière des phares, des lampes de poche et de quelques projecteurs branchés sur des générateurs. Les premiers tours de roue correspondent aux premières lueurs du jour, avec des levers de soleil magnifiques sur la montagne.

Le cadre est important dans cette course d’exception : le départ se fait au milieu des sapins, l’arrivée sur le sommet dépouillé et minéral, avec une vue sur la région du Colorado et le soleil qui vient éblouir à la sortie de certaines épingles. Le parcours reste bien sûr essentiel. « C’est la seule course où on peut prendre 200 km/h en n’ayant que le ciel en face de soi », explique Bruno Langlois.

Test

Les deux matinées d’essais ont permis de tester les montures car même avec des motos bien préparées, il faut trouver les bons réglages pour éviter que les moteurs s’essoufflent autant que les hommes. A 4.800 mètres, le manque d’oxygène se fait vraiment sentir.

Pour Éric Piscione, la préparation minutieuse à la Réunion paye : la moto marche bien et le pilote, dont c’est la première participation, se sent à l’aise sur le tracé de la course. Bruno Langlois, très attendu face à Micky Dymond, a vite retrouvé ses marques de l’an dernier sur une moto qu’il ne connaît pourtant pas autant qu’il l’aurait voulu.

Le plus déçu est Christophe Marquis, qui est venu avec une machine dans un esprit vintage, certes modernisée mais au minimum, et qui trouve dans sa catégorie des machines très préparées avec une grosse différence de niveau. Les deux sides français font eux aussi face à des bassets plus rapides et favorisés par le parcours désormais bitumé jusqu’en haut. Mais sur une course comme Pikes Peak, rien n’est joué à l’avance et dimanche, il n’y aura qu’un seul essai par concurrent. Tout peut arriver !

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