Bruno Langlois vainqueur en 1205 cm3

Un peu après 8h, Micky Dymond, la star du Supercross des années 1980, est le premier à s’élancer suivi par Bruno Langlois et sa Ducati 1200 Multistrada, bien décidé à « transpirer jusqu’en haut ». Il a effectivement transpiré malgré la fraîcheur, mais moins que prévu avec la chute de Micky Dymond dès la section 2 (la course en compte 4) qui perd au moins 2 mn et finit 4e. Son deuxième concurrent le plus sérieux, le Japonais Takahiro Itami parti en troisième position, tombe lui aussi sans pouvoir atteindre le sommet. Bruno, qui n’en est qu’à sa deuxième participation, finit premier de la catégorie 1205, avec un chrono en 10’21"323 – deuxième moto derrière Carlinn Dunne, sur sa moto électrique, qui a fait un temps impressionnant de 10’00’’694 – et douzième au classement général.

Podiums en Heavyweight et en side

Le deuxième trophée est pour Éric Piscione, qui décroche avec un énorme sourire la troisième place de la catégorie Heavyweight Supermoto. Malgré des doutes dans la montée sur l’état de ses pneus, semble-t-il du au changement d’adhérence de la route à cause de la pluie de samedi, il réalise un temps de 11’05. Pour se venger, il a fini ses pneus au retour au bas de la course.

Et le troisième prix revient à Sylvie et Christophe Lebert, avec leur side-car jaune, partis en quatrième position derrière John Wood et Giorgina Gottlieb, qui ont effectué un tête-à-queue dès le bas de la montée, perdant ainsi de précieuses minutes qu’ils n’arriveront pas à rattraper. Une très bonne course pour les deux side-caristes montpelliérains, face à des bassets plus adaptés que leur Houba, typée rallye routier, sur cette route entièrement bitumée qui appelle désormais à la vitesse pure.

Bruno et Jérémy Marlin finissent 4e en side-car, très contents d’emmener la première Benelli au sommet. Pour Christophe Marquis, dernier de la catégorie Vintage avec une moto toujours aussi pétaradante, le meilleur moment a été la descente, quand le public s’amasse sur la route pour taper dans les mains des pilotes (c’est la tradition !). « En arrivant sur Devil’s Playground, il y avait un véritable mur humain de chaque côté, c’était impressionnant », a-t-il raconté avec des étoiles dans les yeux. Les gens saluent les concurrents, les remercient du spectacle offert et les interpellent aussi. De nombreux « Crazy Jérémy » ont ponctué le passage de Jérémy Marlin, sa spectaculaire position sur l’attelage, la tête au ras du sol à l’avant du side dans les virages à droite, en ayant impressionné plus d’un.

Au final, l’ensemble des Français est très content de cette épopée américaine. Et ils commencent déjà à parler de projets pour le futur, ici à Pikes Peak ou ailleurs.

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