C’était courru, les syndicats majoritaires représentant les salariés de Peugeot Motocycles, CFE–CGC et la CFTC, à l’issue du comité central d’entreprise du 29 avril, ont accepté l’ultimatum de la direction concernant la renégotiation des 35 heures et de la comptabilisation des pauses.
Seule la CGT a refusé. FO et la CFDT, n’ayant pas part à voter, l’ont dénoncé. La direction de Peugeot motocycles avait prévenu qu’en cas de refus, elle commencerait à sous traiter la fabrication de scooters en Asie, notamment à Taïwan. Ceci est déjà en grande partie le cas pour les 50cm3.
Si d’ici un mois, la négociation n’aboutissait pas, une hypothétique « nouvelle ligne de production de scooters » ne sera donc pas lancée. A Mandeure (Doubs) et Danemarie (Haut-Rhin), les effectifs de production représentent la moitié du personnel.
Si en cas d’échec, sous entendu de non acceptation de ses conditions, la direction se refuse à parler de plan social, elle n’hésite pas à agiter l’épouvantail des « départs naturels », du « blocage des embauches », de la « mobilité avec la maison mère ». En cette veille de premier mai on peut dire que Peugeot fait vraiment leur fête aux travailleurs.
P.G. (30/04/2008)