Le chantage au temps de travail risque de faire deux nouvelles victimes industrielles, les usines Peugeot Motocycles de Mandeure (Doubs) et Dannemarie (Haut-Rhin).
Selon le quotidien Le Parisien du 29 avril, la direction du groupe Peugeot aurait proposé à ces sites de fabrication de 2-roues, qui emploient 800 personnes, le marché suivant : la production du nouveau modèle de scooter 125 cm3 est confiée à ces deux sites si les ouvriers renoncent à l’accord sur les 35 heures ratifié en 1999. Sinon, le nouveau modèle sera fabriqué dans une usine à Taïwan.
Plus de 35 h, pas de contrepartie
La direction du groupe avance une mauvaise rentabilité sur ces deux sites pour expliquer ses choix. Logique, un ouvrier français doit gagner un peu plus qu’un taïwanais, et en plus il travaille moins…
Les syndicats ne sont pas chauds pour accepter ce plan qui ne prévoit pas de contrepartie sur les salaires à l’augmentation de la durée du travail. Du coup, la direction risque de passer directement par un référendum auprès des employés. Avec la certitude qu’ils acceptent. Perdre son emploi ou travailler plus sans gagner plus, c’est un slogan à la mode…
N.G. - 29/04/2008