« Les marchés sont inquiets », comme on dit. L’aggravation des tensions en Égypte fait grimper le prix du baril : lundi 31 janvier, il a atteint 100,81 dollars US à la bourse de Londres.

L’Égypte, modeste producteur de pétrole, est surtout un pays stratégique pour son acheminement vers l’Europe. Chaque jour, 1,2 million de barils de brut et 400.000 de produits raffinés transitent par le canal de Suez, qui relie la Mer Rouge à la Méditerranée. Soit 4,5 % de la production mondiale. Les analystes craignent des perturbations, voire la fermeture du canal : les marchés financiers s’emballent.

D’autres, comme Djillali Hacid, analyste technique chez XTB France, relativisent et évoquent la spéculation des investisseurs. « Pour l’instant, l’impact de l’Égypte sur les cours n’est pas si énorme. Ce n’est qu’un prétexte des investisseurs pour accélérer une hausse qui s’opère depuis le mois d’août mais qui butait sur le seuil psychologique des 100 dollars », estime-t-il. Oui, tiens, c’est vrai que ça a augmenté, à la pompe, ces derniers mois…

(Sources : i>Télé/Tunisie Presse)

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