Depuis le dimanche 27 avril, la raffinerie écossaise de Grangemouth est fermée en raison d’un mouvement de grève de 48 h, reconductible. Une première en 70 ans. Motif de la grève, le non aboutissement de négociations concernant la contribution aux retraites, jugée « insupportable » par la direction.
Un oléoduc géré par BP (British Petroleum) a aussi dû être fermé : l’énergie produite par la raffinerie lui permet de fonctionner. Jusqu’ici elle acheminait 700 000 barils, sur 1,5 million produits au quotidien par le secteur pétrolier anglais. Cette raffinerie fournit 10 % du carburant écossais.
Malgré les appels du gouvernement, des stations-service connaissent une telle affluence qu’elles manquent déjà de carburant.
Pas assez rentable ? « C’est une usine très rentable. Nous estimons qu’elle a gagné un milliard de livres (environ 1,28 milliard €, ndlr) en dix ans, pourquoi attaque-t-il les travailleurs ? », aurait déclaré le député travailliste local, Michael Connerty parlant de Jim Ratcliffe, multi milliardaire et propriétaire de la raffinerie.
Les bénéfices engrangés par tous les « décideurs » financiers du secteur pétrolier (pays producteurs, spéculateurs, raffineurs) sont gigantesques. Difficile alors d’admettre que l’un d’eux chipote sur les rémunérations ou les retraites de ses employés.
(sources : Le Parisien 28/04/ 08, Le Journal du Dimanche 27/04/08 et Le Monde, la BBC, Les Echos…).
P.G. - 29/04/2008