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Plastifiés, de la taille d’une carte bancaire et équipés d’une puce électronique, les nouveaux permis de conduire commenceront à débarquer en janvier 2013. Au total, les quelque 40 millions des futurs ex-papiers roses français seront édités d’ici à 2033, date butoir fixée par l’Union européenne, rapporte Le Figaro.

Harmonisation européenne
C’est donc dans le cadre de l’harmonisation européenne qu’aura lieu cette conversion de l’imprimé papier au moulage plastique. Bruxelles leur veut trois objectifs principaux : améliorer la libre circulation des ressortissants de l’Union, la lutte contre la fraude (500.000 permis sont annuellement déclarés perdus ou volés) et la sécurité routière.

Entre autres avantages présentés pour ces « permis-cartes à puce », la possibilité pour tout conducteur de se tenir informé, en temps réel, de son capital de points. Ce qui, pour certains, est un gage d’amélioration de la sécurité routière : « Quand on sait mieux où l’on en est avec ses points, on est plus vigilant sur la conduite à tenir au volant », applaudit Patrick Levaye, directeur du projet « titres sécurisés » du ministère de l’Intérieur. C’est une manière de concevoir la « responsabilisation » des conducteurs… qu’on n’est pas obligé de partager !

Photo, nombre de points, empruntes digitales...
Et s’il sera si aisé de connaître le nombre de points qu’il nous reste, c’est que le nouveau sésame devrait comporter l’historique complet des infractions commises. Un historique qui sera consultable par la police, là aussi en temps réel, dont les véhicules seront équipés de lecteurs de cartes reliés au fichier européen. Une assurance de rapidité et d’efficacité pour la transmission des PV au sein de l’Union, pour les pays qui souhaitent poursuivre les contrevenants en dehors de leur territoire (actuellement, les échanges de données entre les pays de l’UE sont encore rares).

Outre les données déjà citées, le permis de conduire numérique comportera la photo du titulaire gravé dans la masse, mais aussi enregistrée dans la puce, comme le sera sa signature électronique. « Éventuellement, pourront figurer ses empreintes digitales », précise Le Figaro. Le coût de mise en place du système est évalué à 40 millions d’euros, auxquels il faudra ajouter 20 millions par an pour l’édition des titres. Enfin, à partir de sa mise en fonction en 2013, le permis devra être renouvelé tous les 15 ans.

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