Entériné durant l’été, le principe du péage urbain va s’appliquer dans les grandes agglomérations. Désengorger et dépolluer les villes, privilégier les transports en commun... Cette mesure divise les municipalités et reste mystérieuse quant aux utilisateurs de deux-roues motorisés.
Projet phare de la loi « Grenelle 2 », l’expérimentation de péages urbains ne concerne que les agglomérations de plus de 300.000 habitants (soit une douzaine de municipalités). Celles-ci ont donc désormais la possibilité de rendre payant l’accès à leur centre urbain. Toute collectivité intéressée doit, via son « autorité organisatrice des transports urbains » (AOTU), organiser une enquête publique, présenter un réseau de transports en commun adapté, dégager les fonds pour un test de trois ans et fixer le tarif à appliquer. Elle peut ensuite déterminer les modalités pratiques d’application (types de véhicules, tranches horaires…).
Paris et Lyon sont les seules à avoir émis un avis clair sur le sujet. Les dix autres collectivités éligibles (Marseille, Lille, Toulouse, Lille, Nantes, Strasbourg, Bordeaux, Rennes, Reims et Montpellier) ne se sont pas officiellement prononcées. Des études de faisabilité ont certes été réalisées, mais l’impopularité d’une telle mesure effraye les politiques, quand ils ne sont pas tout simplement convaincus de l’iniquité d’un tel système.
Il y a le niveau d’activité économique dans la balance, si l’entreprise déserte la ville pour cause de difficulté d’accès, les recettes fiscales baissent ... puis le niveau des investissements nécessaires à faire le préalable en tramway ou trolley ... de tels grands chantiers sont coûteux, or les régions, (...)
Ainsi, à Paris, Annick Lepetit (adjointe au maire chargée des déplacements, des transports et de l’espace public) assène : « Ces péages constituent une ségrégation sociale. Je me refuse à ce nouvel octroi, qui dresse une barrière de plus entre les centres-villes et leurs banlieues. » À Lille, l’étude préconise un péage uniquement pour les poids lourds. À Marseille, Roland Blum (1er adjoint au maire) estime que « le péage urbain existe déjà » (tunnel du Prado-Carénage), alors qu’un nouveau tunnel payant devrait voir le jour.
Seule la communauté urbaine de Lyon semble aujourd’hui prête à lancer le test. Le projet figure même depuis juin 2008 dans le plan de protection de l’atmosphère de l’agglomération. Deux pistes sont à l’étude : un péage à l’entrée du centre-ville ou une vignette imposée aux usagers qui circulent dans le périmètre du Grand-Lyon (57 communes).
Reconnu à l’étranger comme moyen motorisé le plus à même de concilier fluidité du trafic, pollution modérée et économie pour l’usager, le deux-roues motorisé (2RM) pourrait bien passer entre les mailles du filet. En effet, dans chacune des villes européennes ayant imposé un péage urbain (Londres, Stockholm, Berlin, Milan), les usagers de 2RM circulent gratuitement. En Allemagne, les villes qui ont mis en place un système de vignette « verte », en fonction des normes de pollution des véhicules, en ont exempté les 2RM. Reste à voir si les agglomérations françaises qui adopteront le principe du péage s’inspireront de leurs grandes sœurs européennes…
François Barrois - 09/09/2010
L’autorisation de la circulation interfiles revient dans l’actualité, relancée par des propos positifs du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, le 10 novembre. Attention, cette autorisation, si elle intervient, ne sera pas sans contrepartie…
Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, était auditionné, le 12 octobre à 17h30, par la mission d’information parlementaire sur les accidents de la route. Surprise, il a indiqué que la circulation interfiles des motards méritait d’être regardée avec intérêt.
L’annonce de la ministre de l’Ecologie a bel et bien fait l’effet d’une bombe médiatique. Il est donc urgent de dénoncer certaines contre-vérités. La moto pollue ? Certes, c’est un véhicule à moteur. Pourtant, elle présente des qualités en matière d’environnement. La FFMC les énonce pour nous.
C’est l’info-bombe de ce mercredi 6 avril, elle est liée à l’écologie : le gouvernement veut interdire de centre-ville les 2-roues d’avant 2004 et les autos d’avant 1997. La ministre de l’Écologie présente cette mesure aux Assises nationales de la qualité de l’air.
Le 26 mars à Paris, près d’un millier de motards ont manifesté leur mécontentement de la répression aveugle menée par la police sur le périphérique parisien. Plutôt que de bloquer les automobilistes, ils leur ont expliqué l’intérêt, pour tous les conducteurs, de légaliser la circulation inter-files.