L’objectif de ce partenariat entre la ville de Paris et des entreprises de vélo/moto-partage, outre de faire oublier le fiasco d’Autolib, et Vélib’ est de favoriser le développement de ces vélos, scooters et trottinettes électriques, tout en régulant leur prolifération.

Y a-t-il une vie après Autolib et Vélib’ ?
Il est important pour la mairie de Paris de montrer que la « mobilité partagée » a toujours de l’avenir. Mais aussi de prendre en compte les plaintes de riverains excédés par les vélos ou épaves encombrant les trottoirs. Elle se base en cela sur l’expérience des premiers mois des vélos en « flotte libre » ou de celles menées à l’étranger, comme à San Francisco.
Les opérateurs devront ainsi « prendre toutes les dispositions nécessaires » pour que leurs abonnés respectent les règles de stationnement et les interdictions de rouler sur les trottoirs.

Charte de bonne conduite
La charte prévoit également un dispositif de maintenance pour éviter les accumulations de deux-roues au même endroit ou permettre des interventions « dans la journée » si un vélo délaissé constitue un danger ou perturbe les piétons. 
Rien que du bon sens, donc, dans cette charte qui liste les droits et devoirs des entreprises de la mobilité partagée, mais aussi de leurs clients. Certains prestataires proposent, via leur application mobile, à leurs nouveaux clients de visualiser une vidéo pleine de bons conseils sur l’usage de ces nouveaux modes de transport.

Combler le vide juridique
Plusieurs de ces EDP (engins de déplacement personnels) bénéficient d’un flou juridique concernant leurs statuts. Et en attendant une législation qui risque de resserrer la vis de leurs usages, ils occupent le terrain… au sens propre comme au figuré.
Ainsi, les patinettes électriques seront-elles autorisées dans les pistes cyclables ? Considérées comme des vélos à assistance électrique, et de ce fait limitées à 25 km/h, elles n’y sont pour l’instant que tolérées, au même titre que les rollers.

Incitation plutôt que réglementation :
Pour Bertrand Fleurose, de Cityscoot, la charte va permettre de tirer vers le haut le niveau de qualité des services, et surtout d’éviter que les 2RM partagés soient détestés des Parisiens... Cityscoot propose également à ses clients inexpérimentés de suivre gratuitement une formation dans une moto-école partenaire.
Maureen Houel, de Coup, évoque la mise en place de « zone de stationnement pour véhicules en flotte libre » pour libérer les trottoirs.

Changement de registre
Pour la mairie de Paris, la délégation de service public (DSP) qui régnait jusqu’alors cède ainsi la place à des partenariats, plus souples que des contrats de DSP qui courent sur plusieurs années. Les chartes ont « vocation à servir de cadre pour la régulation du free floating dans d’autres villes », explique Anne Hidalgo, la maire de Paris. « Ce que nous faisons aujourd’hui est aussi regardé de près comme une expérience qui permet de nourrir la future loi sur les mobilités  ».

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