Christophe Nadjovski, adjoint à la maire de Paris en charge des transports, estime qu’il est nécessaire de faire payer le stationnement des deux-roues motorisés (2RM) « pour donner un avantage supplémentaire aux deux-roues électriques et favoriser ainsi le basculement vers l’électromobilité », nous apprend Autoactu.com.

Manifestation des Motards en colère
C’est ce site d’informations professionnelles sur l’automobile qui a organisé la conférence à l’hôtel Raphaël à laquelle était invité M. Najdovski, et qui a été perturbée par les militants des antennes FFMC d’Ile-de-France, protestant contre l’interdiction de circulation des 2RM d’avant 2000 dans la capitale à partir du 1er juillet 2016.

M. Najdovski a finalement dû réussir à entrer dans l’hôtel par une porte dérobée. Mais son avis émis ensuite publiquement sur le stationnement payant des 2RM ne va pas le réconcilier avec les Motards en colère.

Des arguments partisans
Selon Autoactu.com, l’adjoint au maire est favorable à une taxation de leur stationnement afin d’avantager les deux-roues électriques qui, eux, ne seraient pas soumis à cette dîme.

Aujourd’hui les deux-roues électriques bénéficient d’une aide à l’achat de 400 euros offerte par la ville mais elle n’est pas suffisante pour faire décoller leurs ventes, estime l’adjoint à la maire de Paris. « De mon point de vue, rendre le stationnement payant pour les motos thermiques est nécessaire pour réellement basculer vers l’électromobilité », a-t-il souligné, précisant que sa position n’est pour le moment pas partagée par Anne Hidalgo.

Écologie punitive
L’élu membre du parti Europe écologie les verts (EELV) confirme ainsi qu’il est favorable à la pratique de l’écologie punitive en sanctionnant financièrement les usagers d’un véhicule à moteur thermique.

Rappelons que le stationnement 2RM reste gratuit car les équipes municipales précédentes ont considéré que cette catégorie de véhicules, minoritaire dans la circulation parisienne, offrait une solution à la congestion urbaine.

Najdovski contre le reste de l’Europe
C’est d’ailleurs le même constate que dresse la Commission Européenne sur son site : « Les motos et les vélomoteurs ont le vent en poupe, surtout dans les villes, où ils constituent une solution contre les embouteillages, les problèmes de stationnement et le coût élevé d’une voiture particulière ».

Bataille de chiffres
Pour justifier une telle mesure, M. Najdovski a cité Airparif, qui rend responsable les deux-roues motorisés « de près de 50 % des émissions de composés organiques volatiles et de monoxyde de carbone en Ile-de-France ». Or sur le site d’Airparif, il est indiqué que les 2RM contribuent à 7 % des émissions régionales de composés organiques volatils non méthaniques (COVNM).
Et à 0 % des polluants émis par les moteurs diesel, faut-il le souligner...

L’adjoint a également précisé lors de la conférence, que les deux-roues motorisés étaient considérés comme la première source de nuisance sonore, selon une enquête réalisée auprès des Parisiens. Un argument des plus subjectifs.

Pas de place
Le problème du stationnement 2RM à Paris est complexe : ils se garent sur les trottoirs car le nombre d’emplacements n’est pas suffisant. « 20 000 places ont été créées pendant le mandat de Bertrand Delanoë et nous avons prévu d’en créer 20 000 autres, en substitution de places de voitures, qui devraient permettre d’équilibrer l’offre et la demande, sachant que 90 000 à 100 000 deux-roues motorisés circulent dans Paris », a indiqué Christophe Nadjovski d’après Autoactu.com.

Là encore, ces données ne sont pas exactes : sous la mandature Delanoë, le nombre de places 2RM nécessaires était déjà estimé à 140 000 dans la capitale. Ce n’est pas avec 40 000 parkings créés en plus de dix ans que le problème sera résolu.

Trop de bouchons
Le fond de cette problématique, que l’adjoint écologiste ne veut pas voir, c’est que les Franciliens se sont tournés en masse vers les motos et surtout les scooters pour gagner du temps dans une région particulièrement congestionnée par la circulation automobile. Les politiques publiques n’arrivent pas à résorber ces bouchons. Mais ce constat est difficile à entendre pour un élu aux commandes...

Se faire entendre, c’est ce que font les antennes FFMC d’Ile-de-France en portant haut et fort la voix des motards qui ne veulent pas de la politique d’écologie punitive décidée par la mairie de Paris. D’autres actions seront menées prochainement, restez connectés à Motomag.com pour les connaître !

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