Une décision en forme de camouflet pour le Président Sarkozy qui, dans un grand élan de prise de conscience écologique, avait fait de la mesure une priorité du gouvernement. Ce dernier, par la voix de plusieurs de ses représentants, dès le lendemain de l’annonce de l’annulation de la taxe carbone, minimisait la déconvenue et déclarait ne pas vouloir reculer.

Une volonté confirmée par le Premier ministre qui a déjà annoncé une taxe carbone reformulée pour la mi-janvier. Et Luc Chatel a annoncé, aujourd’hui, que son application devrait intervenir au 1er juillet (voir aussi encadré).

De son côté, la FFMC estime qu’avec l’annulation de la taxe carbone, c’est la politique du gouvernement qui a été désavouée : « C’est le gouvernement qui est ainsi sanctionné pour sa politique oligarchique, davantage acquise aux lobbys industriels qu’aux attentes et aux besoins des citoyens. »

Et l’association de motards de préciser que, « sensible, comme tout un chacun, aux préoccupations environnementales, [elle] restera attentive [au nouveau projet de loi annoncé par François Fillon] et veillera à ce que les intérêts des usagers de la route ne soient pas sacrifiés sur l’autel dogmatique de l’écologie ».

Notons que, comme il s’est longuement focalisé sur la vitesse, la présentant presque comme la seule cause des accidents de la route, le gouvernement, concernant la « protection de l’environnement », oriente l’essentiel de sa communication sur le réchauffement climatique et la diminution des rejets de CO2. Réaliste ? Efficace ? Pas sûr…

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