Si l’on en juge par les propos de Jean-Jacques Debacq, directeur du projet interministériel du contrôle automatisé, en 2007, les radars n’ont pas été suffisamment efficaces auprès des motards. Pour 2008, il annonce l’arrivée de mesures pour remédier au mal.
En 2007, 14 millions de flashs automatiques auraient été enregistrés, dont 1,2 millions attribués aux motards. Seuls 50.000 ont été convertis en PV. Deux raisons à cela : 250.000 plaques n’ont pas pu être lues et 900.000 deux-roues se sont fait flasher par l’avant, où ils n’ont pas de plaque.
Et Jean-Jacques Debacq, interrogé par LCI le 11 janvier, étale un bilan chiffré, précis, et sans doute proche de la réalité (en attendant les données définitives d’accidentalité pour 2007). Mais sans aucune relativisation quant aux spécificités des deux-roues.
« Les motos représentent 1% du trafic, 17% des morts et 8% des infractions (pour excès de vitesse, NDLR). Les motards commettent huit fois plus d’infractions que les quatre roues, mais en plus ils sont tués 17 fois plus. Pour sauver leur vie, il faut les contraindre à réduire leur vitesse », précise-t-il pour expliquer la future verbalisation accrue des motards.
À cet effet, le Centre de traitement du contrôle automatique, à Rennes, recevra des écrans plus grands et meilleure définition. « Quand l’ordinateur ne pourra pas reconnaître automatiquement la plaque, le contrôle pourra se faire humainement. Notre objectif pour 2008 est de doubler le nombre de PV dressés aux motards, soit de passer à 100 000 », indique M Debacq.
Si Jean-Jacques Debacq n’a pas de permis moto ou, dans le cas contraire, si son expérience propre en la matière n’est pas significative, il ne sait pas de quoi il parle. Auquel cas, il ferait mieux de changer de branche pour se consacrer à des choses qu’il (...)
L’interview (édifiante !) de Jean-Jacques Debacq sur LCI.fr
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De plus, « pour lutter contre la vitesse des motos (…) la quasi-totalité des radars fixes qui seront installés en 2008 vont flasher par l’arrière ». Fin 2007, 60 % des fixes flashaient par l’arrière, l’objectif est d’atteindre 75 % fin 2008.
On le constate, la vitesse, récemment un peu moins présente dans le discours officiel, redevient l’ennemi numéro un lorsqu’il s’agit des motards. Et les autres facteurs à l’origine d’un accident sont une fois de plus soigneusement occultés. Mais on ne pourra pas dire qu’en matière de « sécurité routière », rien n’est fait pour tenter de traiter avec équité l’ensemble des usagers de la route…
Grégoire Acerra - 16/01/2008
Ils ont pour nom Evolis, Matrice, Métis, I-Care, Viasis, DSD. Ce sont les modèles de radars pédagogiques qui étaient présentés au salon des maires, fin novembre dernier. Un marché particulier, dopé par l’annonce du ministère de l’Intérieur…
Le nouveau système d’immatriculation des véhicules permet à presque tout le monde de fabriquer des plaques minéralogiques, sous réserve de détenir l’agrément du ministère de l’Intérieur. Avec ou sans cette dernière, il est aisé de se procurer des fausses plaques (« doublettes ») par l’intermédiaire de sites Internet spécialisés. Pour l’Andevi, l’État favorise les « doublettes ».
Le gouvernement a tranché : en définitive, il y aura un panneau électronique indiquant sa vitesse au conducteur, en amont de chaque radar fixe de contrôle de vitesse. Autrement écrit, grâce à sa politique au radar, le gouvernement a remplacé un simple panneau indicateur par un panneau à 3 000 euros…
Hier un accord a été trouvé entre le ministre de l’Intérieur et les fabricants d’avertisseurs de radars : les appareils deviendront des "avertisseurs de zone dangereuse". La position exacte des radars ne doit plus être indiquée. Le gouvernement biaise, préserve un marché et conserve l’esprit de ses mesures, répressif.
Le minstre de l’Intérieur, Claude Guéant, a confirmé, mercredi 25 mai après-midi à l’Assemblée nationale, la suppression des panneaux annonçant les radars automatiques fixes. Il répondait à une question du député socialiste du Bas-Rhin Armand Jung.