Discipline aussi spectaculaire que peu connue au nord de la Loire, le Grass Track, proche cousin du Speedway, possède aussi son championnat : découverte et calendrier des courses.
Pas moins de quinze épreuves nationales et internationales de « Grass Track » se dérouleront en France en 2008.
Le « Grass Track » cékoa ça ? Track est l’appellation familière de Grass Track, un sport moto particulièrement spectaculaire et déjanté.
Littéralement, Grass Track signifie piste sur herbe (grass en anglais).
Il s’agit en fait pour les pilotes de s’affronter par sélections durant plusieurs tours sur une piste ovale en principe habillée de gazon.
Proche du Speedway
Esthétiquement plus proche d’une ancienne routière « entre tube » que d’une machine de cross actuelle, les bécanes de track sont archi spécifiques à cette discipline.
À quelques variantes techniques près, elles sont très similaires aux engins utilisés pour les courses de moto sur glace (Ice race) ou sur piste cendrée (Speedway).
27 avril : Morizes (Gironde-33)
17 et 18 mai : Les Artigues de Lussac (Gironde-33)
21 et 22 juin : Tayac (Gironde-33) Championnat du Monde et France
28 juin : St Macaire (Gironde-33) Championnat d’Europe et France
5 juillet : La Réole (Gironde-33)
20 juillet : La Borde le Change (Dordogne-24)
31 août : Ste Christine (Maine et Loire-49)
6 et 7 septembre : Morizes (Gironde-33) Championnat du monde (Finale).
20 Septembre : Bouilaguet Miramont-de-guyenne (Lot et Garonne 47)
6 au 8 juin : Lamothe-Landerron (Gironde-33) Speedway international
13 juillet : Marmande (Lot-et-Garonne 47)
27 septembre : Marmande (Lot-et-Garonne 47)
Nota : une seule course de Speedway est pour le moment inscrite au calendrier prévisionnel français.
Malgré un aspect pour le moins archaïque et décharné, les machines de track développent une puissance (autour de 85 ch pour 500 cm3) d’autant plus redoutable que le poids (85 à 95 kg) de la bécane, lui, est à peu près égal. Gavés au méthanol, les monocylindres 4T double arbre de 500 cm3 peuvent propulser, en ligne droite, le pilote et sa moto à plus de 160 km/h.
Des pilotes tout à track
Avec ce rapport poids-puissance de rêve, les départs sont pour le moins musclés. Ne pas se rater en mettant trop de gaz, mais tout faire pour partir le premier, c’est poser une sérieuse option pour la victoire. Sortir fort de la courbe pour rester le plus vite sur la ligne droite en est une autre.
À l’entrée de la courbe, le sportif au très gros cœur coupe assez brutalement les gaz pour les remettre instantanément. Effet immédiat, l’arrière cherche illico à passer devant. La bête est en crabe, prête à affronter la courbe. La vitesse de l’équipage est alors d’environ 120 km/h.
Tout au long de la courbe le pilote, gère la glisse sur l’angle et se coltine avec sa bécane pour conserver son allure, et même si possible l’augmenter. Durant tout le virage, la roue avant forme un angle presque droit avec l’axe de l’engin. Projetant sans cesse de la terre, la roue arrière est à la limite constante de l’adhérence.
Là où le gros gaz cogne
Les pilotes s’affrontent lors de manches très courtes, rapides et extrêmement physiques pour ne pas dire brutales, du départ jusqu’à l’arrivée. La majorité des courses du championnat de Grass Track se déroulent dans le Sud-Ouest de la France avec une prépondérance de la Gironde (33). Au pays du rugby, ce sport-spectacle plutôt viril a toujours été particulièrement apprécié.
1900 à 1914 : Naissance du Grass Track aux USA.
1917 : Le Grass devient très populaire en Australie (circuit de Newcastle Show Ground).
1923 : Première grande course anglaise à Cambridge (20 000 spectateurs)
1927 : La discipline sportive reçoit un premier statut d’organisation
1928 : Première épreuve disputée en nocturne à Manchester.
C’est à peu près à cette époque que le Grass Track s’est introduit en France. Il a connu une période d’assez grande popularité, entre les années trente et soixante, avec des épreuves disputées dans tout l’Hexagone. Depuis les années soixante-dix, le Grass Track et le Speedway français sont massivement le fait du Sud-Ouest avec les sites historiques de Marmande et La Réole.
Pascal Girardin - 01/03/2008
Le 3e manche du championnat de ligue d’Aquitaine a été l’occasion de découvrir des motos qui sortent de l’ordinaire, sur le circuit de Pau les 21 et 22 juin 2008.
Côté pile, le Maroc attire près de 6 millions de touristes par an. Côté face, les montagnes du Rif restent le repère des plus gros narcotrafiquants d’Afrique. Une zone de non-droit sauvage et enclavée, dans laquelle certains motards n’hésitent pourtant plus à s’aventurer.
Fidèle à sa légende pavée de boue, de poussière et de chutes, Paris-Roubaix, la reine des classiques cyclistes, embauche des motards pour son organisation, sa sécurité et sa couverture médiatique. Des habitués de cette escorte racontent qu’à moto, "l’enfer du Nord c’est aussi pour les motards !".
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Une N7 improbable !
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