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Tous les motards le diront, circuler l’hiver à moto équivaut à une double peine. Entre l’inconfort et le danger qu’il génère (engourdissement, maladresse), le froid n’invite guère aux déplacements. Protéger son capital énergétique en multipliant les couches isolantes ne fait que retarder le moment critique.
Et si la solution consistait à renouveler cette chaleur ? Bienvenue, alors, dans le monde du vêtement chauffant qui génère des calories à l’aide de résistances électriques intégrées, connectées à la moto ou à des accus.
Le principe des poignées chauffantes se décline ainsi aux gants, vestes, chaussettes, pantalons, tours de cou, semelles, avec son lot d’avantages et d’inconvénients.

Technique

Même s’ils se démocratisent, ces équipements restent onéreux (entre 100 et 200 € pour une paire de gants). Autre souci, ils augmentent la demande énergétique. Il convient donc d’anticiper la puissance nécessaire et la capacité de l’alternateur (capacité parfois renforcée en option).
Si vous n’appréciez guère ce « fil à la patte » (ou que votre moto est en 6 volts !), vous pouvez choisir d’alimenter ces accessoires à l’aide de batteries portatives.
Mais gare à l’autonomie (+ ou – 2 h 30 pour des gants), au coût supplémentaire (70 €), au poids (pour les gants) et au temps de recharge.
Enfin, pour ne pas se retrouver fort dépourvu lorsque la bise s’atténue, il faut pouvoir moduler la température diffusée. Pour cela, vous pouvez débrancher puis rebrancher, etc., ou, plus commode, interposer un interrupteur (peu coûteux) ou un régulateur (de 50 à 120 € selon le modèle et la marque).
Il convient également de veiller à la simplicité et à la qualité du câblage : passage des fils, ergonomie des connexions, emplacement possible et manipulation du régulateur avec les gants.

Corps de chauffe. Mains.

Pour les longs trajets, les gros gants s’imposent. Préférez des modèles en cuir, protecteurs, bien garnis et étanches. Leurs qualités naturelles éviteront d’activer systématiquement la résistance. Les gants mi-saisons (à manchette courte) sont plus adaptés aux trajets urbains.
Ils sont confortables, discrets et peu encombrants, mais leur champ d’action limité, à moins de conjuguer leur usage avec celui de manchons. Il existe aussi des sous-gants électriques qui paraissent polyvalents. Mais leur épaisseur impose une paire de gants classiques plus (trop) amples. Et au final, l’écart de prix n’est pas significatif.

Buste

Les solutions proposées varient de la sous-veste au gilet sans manches. Ce dernier, facile à glisser sous un blouson classique, sera apprécié pour les déplacements urbains. Au-delà, le froid s’infiltre par les bras.
Pour les longs trajets, la sous-veste « entière » avec une répartition uniforme des résistances s’impose. L’ajout d’un pull devient superflu, mais en revanche un variateur de puissance est quasi indispensable pour s’adapter à l’écart de température.
L’option tout électrique (pieds, jambes, cou, lombaires) nous paraît superflue et contraignante. En effet, la connectique est encombrante, et sur-chaussettes ou semelles imposent des bottes de plus grande taille. De fausses bonnes idées.

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