Pour être respectés, soyons respectables ! Ainsi peut se résumer le message du Codever suite à la plainte du Parc naturel régional du Morvan contre des quadeurs surpris à circuler dans le lit d’une rivière. Une pratique que l’association condamne.
Les faits. Le 9 mai dernier, un petit groupe de quadeurs s’est engagé dans le lit de la rivière La Cure, hors de tout passage à gué aménagé, en contrebas du pont romain de Pierre-Perthuis (89). Des promeneurs ont pris des clichés des indélicats, qui y sont clairement identifiables. La plainte du Parc naturel régional (PNR) s’appuie sur ces photos.
Le Codever (Collectif de défense des loisirs verts) condamne fermement ce genre de pratiques. D’abord par conviction que la nature doit être protégée. Ensuite parce que l’irrespect de quelques-uns jette l’opprobre sur l’ensemble des pratiquants. Pouvant ainsi donner du grain à moudre à tous leurs détracteurs systématiques.
Le collectif « rappelle aux pratiquants que, sauf exceptions prévues et encadrées par la loi, la pratique du hors-piste est strictement interdite. Rouler dans le lit d’une rivière est non seulement illégal, mais surtout dommageable pour la faune et la flore aquatiques. Seule la traversée d’un cours d’eau est possible, à condition d’emprunter un passage à gué aménagé à cet effet. »
On parle des actes de quelques uns qui éclipsent le comportement respectueux d’une grande majorité. Ce phénomène se retrouve également sur la route. Quelques inconscients, provocateurs voire carrément assassins en puissance, font le lit de la réputation d’irresponsables décérébrés des motards. Je (...)
Depuis plusieurs années, une concertation est menée entre le PNR du Morvan et les acteurs des loisirs motorisés (clubs, loueurs, guides…). En est issu un « Code de bonne conduite », diffusé dans le Morvan depuis 2003.
Le Codever souligne que « ce triste épisode n’est pas le reflet des pratiques de l’ensemble des quadeurs ou des randonneurs motorisés, mais le résultat de l’inconscience ou de l’ignorance d’une poignée d’entre eux ». Il espère que « ce déplorable incident ne mettra pas à mal [cette] démarche de concertation ».
Les sanctions encourues
Les contrevenants risquent gros : jusqu’à 1500 euros d’amende.
Grégoire Acerra - 16/06/2008
Plus de 80 chantiers dans 45 départements ont rassemblé, dans la plus grande convivialité, près de 2000 bénévoles. Du 31 mars au 8 avril, ils ont débroussaillé et nettoyé quelque 200 km de chemins ruraux.
Le 19 juillet 2010, Martin, 18 ans, se tuait au guidon de sa moto alors qu’il circulait sur une digue du Petit Rhône, du côté d’Arles (13). Le jeune motard a percuté un câble tendu, et non signalé, en travers du chemin qu’il empruntait. Le poseur du câble pourrait bénéficier d’un non-lieu.
En Côte-d’Or, jeudi 22 octobre, un homme de 57 ans, qui se promenait en quad dans un chemin forestier, a été grièvement blessé par un câble tendu entre deux arbres, nous apprend le Codever. Une pétition de soutien a été lancée.
Selon le Codever, ce sont 2.500 bénévoles qui ont participé à 80 chantiers de nettoyage et débrousaillage, le 4 et le 5 avril 2009, dans le cadre de la 16e Journée des chemins.
Depuis le début de la saison estivale, une vingtaine de communes de Seine-Maritime veulent interdire la circulation d’engins à moteur sur leurs chemins. Au nom de la "préservation" de la nature et de la sécurité des randonneurs…