En zone urbaine, la pollution n’est pas seulement liée aux périodes de canicule. En effet, la densité du trafic et d’autres phénomènes météo sont prépondérants. Astuces pour garder le souffle et la santé au guidon.
Quelle que soit la saison, un ciel dégagé et une absence de vent entraînent l’accumulation des polluants au-dessus des villes (conditions anticycloniques).
L’air vicié ne peut se disperser et s’accumule jusqu’à ce que le temps change. Les individus sensibles (asthmatiques, insuffisants respiratoires, allergiques) sont les premiers à ressentir ces effets, et sont parfois obligés de limiter leurs déplacements au guidon.
Tout le monde ressent aussi les méfaits de l’ozone, gaz agressif pour les muqueuses oculaires et respiratoires (picotements et irritation des yeux, gêne respiratoire).
La concentration de ces poisons est maximale en milieu de journée ainsi que dans les endroits confinés (chaussées recouvertes, tunnels...).
je suis toujours étonné de voir que les échappements de moto envoient le gaz moutarde directement dans les naseaux du motard qui suit (très sensible dans l’interfile des attentes au feu rouge). Bien des autos ont un petit déflecteur qui rabaisse les gaz vers la chaussée, même si ce n’est pas un idéal (...)
A retenir...
Voir l’article de Moto Magazine sur les émissions de gaz : "La moto en net progression"
Pollution auto-moto : match nul
Pollution atmosphérique : de quoi s’interroger
Leur fixation dans l’organisme est accentuée par l’inhalation d’autres toxiques, dont le tabac. Mais les solvants et autres substances contenues dans les produits d’entretien ou de bricolage jouent aussi un rôle très néfaste.
En attendant que les véhicules et/ou les casques soient équipés d’un appareil d’assistance respiratoire (gloups), il n’existe aucune solution miracle pour passer au travers des nuages nocifs.
L’utilisation d’un masque léger, comme en portent de nombreux cyclistes, ne prémunit que contre les particules les plus lourdes, de toute façon stoppées par les muqueuses des voies respiratoires et nasales (d’où la couleur du mouchoir après 1/2 tour de périph’ parisien).
Ce type de protection n’est pour autant pas inutile puisque qu’en évitant un encrassement excessif des muqueuses, il réduit l’effort de respiration et donc la quantité totale de particules absorbées.
Préférez en tout cas les masques de type médical, souples et enveloppants, aux modèles dédiés au bricolage, semi-rigides et moins performants.
Jeff Copin - 28/08/2006
Été caniculaire ou non, une température élevée peut être à l’origine de malaises ou de problèmes médicaux. Sous son équipement sombre et avec le casque sur la tête, le motard est particulièrement exposé.
La pratique de la moto expose à quelques désagréments spécifiques, surtout l’été. Pour s’en prémunir, préparer une petite trousse de secours n’est ni compliqué ni encombrant.
Au guidon, l’acuité visuelle et la sensibilité aux contrastes sont indispensables de jour comme de nuit.
Entre lunettes et lentilles, beaucoup d’entre nous restent indécis. Tour d’horizon pour y voir plus clair.
Rouler lorsque le froid se fait mordant peut réserver des mauvaises surprises, même avec un équipement a priori adapté. Les conséquences sont des engelures ou un coup de froid qu’il vaut mieux repérer précocement. Suivez notre méthode antigel…
Aux premiers frimas, les motards se distinguent souvent de nos semblables par la goutte au nez. Quelques ficelles pour éviter cet effet néfaste, comme ceux de certains médicaments propres à soigner les rhinites.