L’adjoint au maire de Paris chargé des Transports, le Vert Denis Baupin souhaite, s’il est élu maire de la ville, « abaisser à 30 km/h la limitation de vitesse dans la capitale ». Il veut aussi que, quand il y aura suffisamment d’emplacements, le stationnement des motos devienne payant !
Denis Baupin est en campagne. Il brigue, en effet, ni plus ni moins que la mairie de la capitale ! Dommage, le candidat écologiste a raté son rendez-vous avec les usagers en deux-roues à moteur, pourtant de plus en plus nombreux pour éviter les embouteillages. Bouchons que ses services n’arrivent pas à endiguer... Le 3 octobre 2007, il exposait à 20minutes.fr sa politique de circulation s’il était élu. Rendez-vous raté, donc, puisque Baupin n’a pu se rendre au Mondial du 2-Roues, alors que l’un de ses adversaires dans la campagne municipale, le socialiste Bertrand Delanoë, s’est rendu, hier, porte de Versailles...
no comment sur cette boutade du paris a 30km/h je pense que ces juste une vilaine plaisanterie qu’il à lancé a la dérobade, comme celle qui devrait faire par la porte de derrière, " pauvre France " je ne comprend pas qu’ils n’arrivent pas à trouver des sujets intéressants (...)
Résultats des Municipales de Paris : Baupin rétrogradé à l’Environnement
Pour tenter de rectifier le tir, dans une interview à 20minutes.fr, « l’ayatollah des transports », comme l’a surnommé une partie de l’opposition, a énoncé sa politique de circulation, s’il était élu. Elle fait froid dans le dos.
Denis Baupin souhaite « abaisser à 30 km/h la limitation de vitesse dans la capitale », mais aussi rendre piétonnes (totalement ou en partie, ce qui est très flou) les rues de Rivoli (1er arrondissement) et de Rennes (6e), des axes pourtant névralgiques de la circulation parisienne.
Grands axes piétons et autres joyeusetés
Les voies sur berge, très prisées des promeneurs en deux-roues à moteur (les quais la nuit offrent le plus beau panorama de Paris) seraient transformés en coulée verte dès le début de la nouvelle mandature. Enfin, Denis Baupin veut que, quand il y aura suffisamment d’emplacements, le stationnement des motos devienne payant : « Il faut donner un signal économique pour inciter les utilisateurs à privilégier les véhicules non polluants », a-t-il expliqué à 20minutes.fr. « Les deux-roues qui polluent peu pourraient en être exonérés. »
Difficile de situer le curseur du nombre d’emplacement fixé par l’actuel adjoint aux Transports de la ville de Paris. Idem pour le taux de pollution des deux-roues politiquement corrects. Mais tout porte à croire qu’ils seront très bas si le candidat des Verts est élu. Dommage qu’il ne prenne pas en compte les efforts fournis par les constructeurs, qui ont fait baisser drastiquement les émissions polluantes de leurs motos et scooters pour parvenir à la norme Euro 3.
Certes, il reste encore une marge de progression. Mais on attend aussi du pragmatisme de la part des écologistes : les deux-roues contribuent à fluidifier la circulation et, même avec toute la bonne volonté du monde, il reste difficile de traverser la capitale à vélo. Cela demande un effort physique incompatible avec nombre de déplacements professionnels ou personnels. D’autres candidats à la mairie de Paris semblent l’avoir mieux compris.
Nicolas Grumel - 03/10/2007
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