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Marché : le président de BRP prévoit un nouveau Can-Am Spyder en 2013

José Boisjoli, le président du groupe canadien BRP, répond aux questions de Motomag.com. Il analyse le succès du « trois roues » Can-Am Spyder, et planifie un nouveau modèle en 2013.

 
 
Marché : le président de BRP prévoit un nouveau Can-Am Spyder en 2013

Il est rare de pouvoir interviewer le président d’un groupe industriel comme le Canadien BRP. Il est encore plus rare que celui-ci se livre sans langue de bois. C’est peut-être une certaine réussite qui motive le Québécois José Boisjoli à s’exprimer sur Motomag.com. Il y a trois ans, peu d’observateurs auraient misé sur la réussite d’un engin à trois roues comme le Can-Am Spyder. Avec 20.000 unités vendues dans le monde, « l’araignée » représente un étonnant succès commercial. Aussi, José Boisjoli aborde-t-il l’avenir avec sérénité.

Pouvez-vous faire un point sur la vente du Can-Am Spyder dans le monde ?

On a commencé la production en novembre 2007. Malgré la récession, qu’on ne pouvait prévoir, trois ans plus tard, nous en avons vendu plus que ce qui était prévu dans notre plan d’affaires. BRP a expédié dans le monde à peu près 20.000 Spyder. Et, avec le lancement du RT, les ventes sont encore en croissance. Actuellement, deux tiers des véhicules sont commercialisés en Amérique du Nord, et un tiers dans le reste du monde. Avec 1.500 unités immatriculées, la France est le troisième plus grand marché pour le Spyder, après les États-Unis et le Canada. Cela ne nous étonne pas, nous savions déjà que les Français appréciaient les produits récréatifs motorisés (quads, jet skis…).

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Commentez l'article (6 commentaires)

moi je ne suis pas du tout étonné que ça marche ! , je trouve méme que ç’est "top" dans l’air du temps : ça coute cher et ça frime un max , donc , tout ce que recherchent les "nouveaux" motards qui jugeaient trop banal leur porsche cayenne et BM (...)

consultez aussi :

Repères économiques

- BRP (Bombardier Recreative Products) a réalisé un chiffre d’affaires de 2,5 milliards de dollars canadiens (1,9 milliards d’euros) en 2009.

- Bombardier possède 35 % de BRP, les 65 % restants appartenant à des investisseurs financiers américains et canadiens.

- Dans le secteur élargi de la moto, BRP possède le fabricant de produits récréatifs Can-Am, mais aussi le fabricant de moteurs autrichien Rotax.

- Le groupe a vendu 300.000 véhicules, toutes catégories confondues, en 2007. Mais les ventes ont chuté de 40 % l’année suivante.

- Les ventes de roadster Spyder, comme les ventes de moteurs Rotax, représentent 7 % du chiffre d’affaires 2008 de BRP.

- 1500 Spyder ont été immatriculés en France entre 2008 et 2009.

- 20.000 trois roues ont été vendues dans le monde depuis novembre 2007, dont les deux tiers en Amérique du Nord.

- La France est le 3e pays en ventes de Spyder.

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Et aussi - Délire - Velu
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Le Spyder se décline actuellement en deux modèles. La gamme va-t-elle s’élargir dans les prochaines années ?

Oui. Il manque un Spyder d’entrée de gamme. En 2011, on continuera d’investir dans le marketing afin de faire connaître les produits existants. Mais on verra apparaître un trois roues de petite cylindrée dans trois ans.

Sera-t-il être doté d’une motorisation hybride, voire électrique ?

Dans le secteur des produits récréatifs, on applique les technologies automobiles avec un délai de cinq ans. Mais ce délai se raccourcit. Je peux vous dire que vous verrez des Spyder équipés de nouvelles technologies dans les années à venir, que ce soit un RS, un RT ou un autre modèle.

Le fabricant autrichien de moteurs Rotax, qui équipe les Spyder, appartient lui aussi au groupe BRP. Il continue à construire des mécaniques pour BMW et Aprilia, mais plus pour Buell. Rotax demeure-t-il rentable malgré cet arrêt soudain de la marque américaine ?

J’aime mieux vendre un véhicule complet que le seul moteur. Mais nos alliances avec d’autres constructeurs nous sont utiles.

Buell vous a fait perdre de l’argent ?

Nous avions un contrat à long terme. Le règlement a été correct, même si j’aurais préféré que le contrat soit respecté jusqu’à son terme.

N’est-ce pas plus simple de faire appel à un sous-traitant ?

Non, je suis content d’avoir Rotax. Grâce à cette entreprise, nous avons accès aux technologies européennes. Les normes sont plus contraignantes en Europe qu’en Amérique. Et les moteurs sont plus efficaces en Europe qu’en Amérique.

Avec le Spyder, vous êtes concurrent de BMW sur le segment du GT ; avec Rotax, vous êtes son fournisseur. Ce positionnement crée-t-il des tensions entre vous ?

Non. Nous avons présenté notre véhicule à BMW, avant de le lancer. Ils nous ont souhaité bonne chance. C’est une relation très saine, basée sur le respect.

Si, demain, vous lanciez une moto Can-Am, vous souhaiteraient-ils bonne chance ?

Ce n’est pas dans nos plans ! En 2007, on aurait pu lancer une moto, plutôt que le trois roues. Mais nous n’aurions pas eu autant de succès. Il existe beaucoup de marques en moto. Ce serait très difficile d’arriver sur le marché avec un engin révolutionnaire comme le Spyder.

Les contraintes environnementales nuisent-elles à l’industrie du produit récréatif ?

Non, la preuve étant que toutes nos gammes demeurent rentables. Nous avons des produits pour le tout-terrain, la mer et la neige. Il nous manquait la route, c’est fait avec le Spyder. Un concessionnaire peut vivre en ne distribuant que BRP, et d’ailleurs, certains le font en France.

Propos recueillis par Nicolas Grumel - 20/08/2010

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