Plus de 600 bikers ont fait rugir leur big twin dans les rues de la capitale pour défendre les spécificités de la custom culture, le 26 septembre. Une manifestation organisée par la Fédération des Bikers de France (FBF), qui a été un véritable succès selon les organisateurs.

Motos illégales
Les revendications sont simples : obtenir la reconnaissance des pouvoirs publics pour les spécificités de leur passion qu’est la custom culture. « Ici, il y a 600 motos, elles sont toutes illégales, explique Dan, vice-président de la FBF. Illégales parce que repeintes, modifiées (en Stage 1 par exemple)… Bref, elles ne sont plus conformes à la carte grise.

Ce qu’on demande, c’est une reconnaissance de notre mode de vie et un cadre légal pour pouvoir modifier nos motos sans risquer la verbalisation. Ce qui arrive avec des policiers zêlés. Nous demandons la création d’un agence d’homologation des pièces artisanales. Cela ne veut pas dire un contrôle technique bien sûr ».

Pour mieux comprendre, voici notre vidéo de l’événement, où Nico, président de la FBF, entre dans les détails :

FBF vs FFMC ?
Organiser sa propre manifestation, deux semaines à peine avant la mobilisation nationale de la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) le 10 octobre, voilà qui peut échauder certains esprits de militants et lancer quelques soupçons sur une possible dissidence.

« Bien au contraire, nous avons les meilleures relations avec la FFMC, répond Dan. Mais ils ont un profil plus généraliste dans la moto. Le monde des bikers ne se retrouvait pas dedans. La FBF a donc répondu à une attente. Elle est dédiée aux passionnés de la custom culture, c’est-à-dire ceux possédant une machine modifiée. En 2012, elle représentait 410.000 propriétaires en France, aujourd’hui on doit être plus nombreux. Mais nous avons d’excellentes relations avec la FFMC. On est motard avant tout. Et le 10 octobre, on y sera tous ».

En route !
Parti du cour de Vincennes aux portes de la capitale, l’immense cortège composé de ces machines uniques s’est mis en route pour rejoindre la place de la Bastille puis celle de la République, pour finir place Stalingrad.

Les manifestants ont offert un spectacle impressionnant, rare et en France. Si la grande majorité des machines qui ont défilé provenait de l’usine Harley de Milwaukee, et si elles sont toutes personnalisées selon les goûts du propriétaire, on trouvait également quelques 125 cm3, des roadsters et des sportives. Le cortège a traversé Paris sous les saluts amicaux des promeneurs du week-end.

Bikers vs écolos
Place de la République, survint un imprévu, au hasard du croisement de deux manifestations aux objectifs différents : les manifestants réunis derrière la FBF y pénétraient en même temps que le Tour Alternatiba, du nom d’une association qui lutte contre le dérèglement climatique. Quelques écologistes ont vu d’un mauvais œil la horde sauvage, mais les mécontents sont restés bien timides… Un biker, ça impressionne !

Dans leur grande majorité, les curieux n’ont pas hésité à s’approcher des machines, à se faire prendre en photo avec les bikers et à discuter de leurs revendications. L’image du motard reste un vecteur d’échanges et de fête, ce qui contribuait à la force de ce défilé.

Arrivés à Stalingrad, les bikers ont pu stopper leur machine, et les marcheurs du canal Saint-Martin profiter de cette expo improvisée avec des motos plus uniques les unes que les autres. Nico, le président de la FBF, ne cachait pas sa fierté et ne manquait pas de remercier chaque participant.

La FBF a montré son efficacité et son étonnante capacité de mobilisation. Nous les retrouverons en nombre le 10 octobre, lors de la mobilisation nationale de la FFMC et son slogan : « le deux-roues est une solution, pas une pollution ». Venez nombreux !

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