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Main lib', plus de casque à la main pour les... par Moto-Magazine

Lorsque l’on descend de son deux-roues, que faire de son casque ? Le ranger dans son coffre ou son top-case et risquer le vol ? Le garder sous le bras et le trainer comme un boulet ? Pour répondre à cette problématique, François Jaubert a créé les premières consignes à casque appelées Mains Lib’.

François Jaubert, co-fondateur de Mains Lib’

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Ces drôles de meubles, à la silhouette un brin design, siègent au cœur d’endroits stratégiques comme les cinémas, les centres commerciaux et les gares. Discrets, ces pensionnats pour le seul équipement moto à être obligatoire assurent le gardiennage en attendant que vous vaquiez à vos occupations, les mains libres... Non pardon, les mains lib’ !

Un casque en sûreté ?
Lorsque l’on fait face à l’armoire, les arceaux en acier en imposent et rassurent. Les matériaux, en provenance d’une chaudronnerie d’Indre-et-Loire, semblent de qualité. On peut cependant aisément passer sa main à travers cette grille. La question du vandalisme à l’intérieur même des meubles vient donc tout de suite à l’esprit.

François s’explique : « On ne peut pas se permettre de rajouter une vitre en plexiglas entre les deux barres, cela transformerait alors Mains Lib’ en consigne générale et ne serait plus une consigne spécialisée. De plus, par rapport au plan Vigipirate ça ne serait pas gérable. ». Il rajoute que tous les lieux où se situent les bornes sont sécurisés, « ou tout du moins plus sécurisés que la rue où je gare mon véhicule tous les jours ».

Première borne du réseau, ici placée au cinéma MK2 Bibliothèque.

Pour différencier les meubles entre eux, le staff de Mains Lib’ utilise les prénoms de leurs grands-mères (Jacqueline, Yvonne, etc.). Marrant !

Une start-up qui va vite
Comme beaucoup de jeunes entrepreneurs aujourd’hui, François a fait appel au financement participatif sur Internet pour voir si l’idée allait plaire avant de se lancer. Le concept a rencontré un joli succès et le projet a dépassé l’objectif financier fixé. C’est grâce à cela que François a pu implanter 20 bornes en Île-de-France.

Dans un futur proche, François voudrait introduire près de 500 consignes dans toute la France. Afin de propager l’idée de Mains Lib’, il envisage de déléguer certains secteurs de l’Hexagone sous forme de franchise : « Vous aurez en charge un secteur défini et vous pourrez aller négocier vos emplacements. ».

Petit geste sympa : l’entreprise a affiché la photo de chaque contributeur sur leurs consignes

Consignes éphémères
Autre grande innovation : des consignes géantes éphémères. Il sera possible de loger un plus grand nombre de casques à l’intérieur de cette grande armoire qui aura pour vocation d’être déplacée dans diverses manifestations où le motard sera susceptible de se rendre. Encore en développement, la première d’entre elles devrait être installée au Zénith de Paris lors de concerts.

Abordable, voire gratuit
Plutôt abordable, il faut simplement payer 1 € pour mettre son casque à la garderie pendant 4 heures. Mais le système de monnaie n’étant pas franchement abouti, il a fallu trouvé d’autres moyens de financer le concept et le gérant ne s’en cache pas : « La monnaie, c’est la galère et ça implique beaucoup de déplacements pour aller récolter les pièces avant que les bornes ne soient remplies ».

C’est pour cela que les consignes se trouvant dans des endroits comme les parkings et les centres commerciaux sont déjà gratuites. « Dans les parkings, le prix est déjà compris dans le tarif du stationnement et ce sont les centres commerciaux qui payent pour que leurs clients puissent en bénéficier ».

Une appli en projet
Une application est actuellement en développement pour IOS et Android. « Elle sera une véritable colonne vertébrale pour Mains Lib’ », déclare le fondateur. Grâce à cette dernière, les bornes seront géolocalisables. Mains Lib’ a aussi prévu un système de réservation.

Mais le plus grand avantage de cette appli réside dans le code d’accès qu’elle génère après chaque réservation. Les quatre chiffres de celui-ci rendent l’utilisation des bornes gratuite. Cette gratuité sera rendue possible par le biais d’un annonceur (dont François n’a pas voulu dévoiler l’identité). Forcément, sans smartphone, le service est inaccessible.

Le concept, encore tout jeune, semble prometteur. Reste à se faire une réputation qui passera notamment par les avis postés sur Internet par les utilisateurs. Ce système va-t-il se généraliser dans les années à venir ? Seul l’avenir nous le dira.

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