Si les sportives de la firme italienne brillaient par leur fabrication exemplaire, elles n’en imposaient pas moins par leurs tarifs élitistes. Pour 2010, MV a réduit ses coûts pour embrasser un public plus large. Pari gagné.
| Pour | Contre |
|---|---|
| + Finition remarquable | - Position de conduite sur route |
| + Partie-cycle | - Moteur peu démonstratif |
| + Technologie embarquée |
Retrouvez dans Moto Mag de mars 2010 (n°265) l’essai de la MV Agusta F4 1000
mais dis donc,c’est pas un p’tit 350km/h qu’j’ai vu a l’initialisation du compteur ? c’est t’y pas bride c’est p’tites betes la maint’nant ? si quelqu’un a la reponse,je suis curieux de savoir ce qu’il en est exactement !......n’ayer plus peur de dire:je roule tres vite,c’est interdit !, et j’aime ca (...)
(données constructeur)
Moteur 4-cylindres en ligne refroidi par eau,
4T, 2 ACT, 4 soupapes par cylindre ; Cylindrée (al. x cse) 998 cm3 (76 x 55 mm) ; Puissance maxi 186 ch (137 kw)
à 12 900 tr/min ; Couple maxi 11,4 m.kg (114 N.m) à 9 500 tr/min ; Alim./dépollution injection/Euro 3
Transmission Boîte de vitesses 6 rapports ; Transmission finale par chaîne (15 x 41)
Partie-cycle Frein Av (étrier à x pist.) 2 disques, Ø 320 mm (4 opp.) ; Frein Ar (étrier à x pist.) 1 disque, Ø 210 mm (4 opp.) ; Réservoir (réserve) 17 litres (3) ; Poids à sec 192 kg
Pratique Coloris noir, gris et noir, gris et rouge ; Garantie 2 ans pièces et M.O. Prix 18.500 €
MV Agusta a été la première à doter son 4-cylindres d’une admission variable, sur la série limitée F4 Tamburini. Aujourd’hui, le passage de la firme sous la coupe de Harley-Davidson a produit notamment l’abaissement des coûts de production.
Le moteur garde une cylindrée de 998 cm3 en gagnant trois petits chevaux (186 contre 183 ch) ; mais on note l’installation de l’antipatinage (réglable sur 8 niveaux), d’une admission variable et d’une deuxième rangée d’injecteur. La suppression du balancier d’équilibrage est également à pointer suite à la refonte intégrale du vilebrequin.
Côté châssis, la F4 perd plus de 6 kg pour afficher 192 kg à sec. Le cadre treillis évolue peu, mais tous les périphériques changent (réservoir de carburant allégé de 5 litres (17 au total), bas de fourche offrant un pivot inférieur pour libérer l’axe de roue en quelques secondes...).
Sur la piste rapide et étroite d’Almeria (Espagne), la nouvelle MV a révélé un séduisant potentiel. Désormais, une simple impulsion sur le guidon ou une légère pression du genou sur le réservoir suffisent à inscrire la F4 sur la trajectoire. Le travail des suspensions gère au mieux les changements d’assiettes et gomme les déformations du bitume.
L’admission variable participe à ce fonctionnement feutré : à 8500 tr/min, les injecteurs hauts se mettent en action, et 2000 tr/min plus tard, les cornets se soulèvent pour favoriser une entrée d’air plus franche dans les cylindres. Avec ce changement de mode, le moteur prend du régime avec aisance. Les yeux rivés sur la sortie de courbe – le « traction control » ajusté sur une position intermédiaire –, on s’autorise désormais à ouvrir franchement les gaz...
Verdict
Les coûts ont baissé : 2000 euros de moins que le précédent modèle. Les qualités de la F4 induisent cependant un prix toujours peu démocratique (18 500 €). La MV offre des prestations de haut niveau, même si le peps de son 4-cylindres marque encore le pas face à ces délurées rivales.
Etienne Garcin-Marrou - 23/03/2010
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