Essai

La prise en main est facile pour les plus d’1,70 m. Vendue comme un « supermot’ », c’est-à-dire une moto fine et étroite, la Rivale surprend toutefois par la largeur de son réservoir et par une position finalement plus « roadster ». Et c’est mieux ainsi.

Gaz maîtrisés

Mode cartographique sur « Normal », antipatinage sur 5 (8 niveaux possibles), les premiers tours de roue (sous la pluie…) nous renseignent sur les nets progrès du « ride by wire ». La connexion gaz-roue arrière douce et facile ne vient plus perturber les lentes évolutions en sortie d’agglomération.

Un roulage sur route sinueuse vient confirmer l’excellent travail des ingénieurs au chapitre de la gestion électronique. Enfin, ce ride by wire est précis, sans temps mort, sans à-coups. Il est associé à une injection parfaitement maîtrisée. Ainsi, le mode « Sport » enclenché, il n’y a désormais plus à craindre que l’explosivité du moteur.

Moteur débordant

Un 3-cylindres abouti, doté sa nouvelle et performante cartographie : jamais 125 chevaux ne nous avaient paru aussi démonstratifs… et jouissifs. Le châssis, lui, fait de son mieux pour « assurer » les débordements du bloc. Guidon large, train avant précis et bien amorti : les mises sur l’angle sont incisives et rapides. Mais plus facile à exploiter qu’un supermot’, c’est plutôt avec des roadsters sportifs que la Rivale peut se comparer.

En revanche, l’amortisseur arrière (comme sur la Brutale) a un peu de mal à encaisser le train d’enfer, surtout sur chaussée dégradée. Réglages d’hydraulique et de précontrainte arrangent les choses, mais au détriment du confort. Au final, la partie-cycle de la Rivale s’est montrée à la hauteur du moteur qu’elle accueille, une symbiose que les freins puissants et dosables ont su maîtriser à tout moment, malgré un ABS aux abonnés absents…

Verdict. Avec MV Agusta, la méfiance était de mise du fait de machines inabouties malgré un potentiel bien présent. La 800 Rivale prouve que tout cela appartient au passé, tant elle s’est hissée au niveau de la concurrence, voire au-dessus. Quel moteur ! Côté tarif, le jouet n’est franchement pas donné, mais au vu de ses performances et de sa dotation technique, le rapport prix/prestations devient presque compétitif.

Toute la gamme passe à l’ABS

Essayée dans une version dépourvue d’ABS (non disponible au moment de l’essai), la MV Agusta 800 Rivale, comme toutes ses sœurs de gamme à 3-cylindres (675 et 800 Brutale, 675 et 800 F3, la future 800 Dragster) sera équipée en série de l’anti-blocage des freins dès 2014. Une « option d’origine » qui se chiffre à 600 €, mais qu’on n’est pas obligé d’adopter (il faut juste le préciser à la commande de la moto !). Plus de détails ici.

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