La Dragster vaut esthétiquement le détour. Plus compacte que la Brutale, grâce à son arrière tronqué avec une selle quasi « monoplace », elle brille aussi par son énorme pneumatique arrière de 200 mm de large. On note le soin apporté à sa réalisation avec, par exemple, les sorties d’échappement qui suivent la courbe du boudin arrière et les demi-guidons réglables en écartement (et inclinaison).

Dès les premiers tours, le moteur trois-cylindres donne généreusement de la voix, mais se montre peu souple à bas régime. La ville n’étant pas son terrain de prédilection, empruntons le réseau secondaire. Et ce qui devait arriver arriva…

Fil à retordre
Si la stabilité de ce Dragster ne souffre d’aucun reproche, les successions de virages donnent vraiment du fil à retordre. Le gros pneumatique arrière vous met à l’amende. Une fois en courbe, il faut tenir la moto très fermement pour la placer dans le virage.

Dommage, car l’agrément du moteur, qui reçoit plusieurs modes cartographiques et un shifter d’origine, donne une vraie personnalité à la machine.

Côté freinage, la belle est bien outillée, surtout avec l’ABS. S’arrêter court, sans effort, n’est pas un problème pour celui qui est à son guidon.

Verdict
À quasiment 14.000 euros, MV Agusta semble vouloir tuer dans l’œuf cette jolie préparation… L’apport de ce pneumatique hors-norme la pénalise plus qu’il ne la sert. Pour autant, la MV Agusta 800 Dragster est loin d’être désagréable à conduire et sa plastique, très avantageuse, a au moins le mérite d’attirer tous les regards. Une vraie curiosité.

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