La FFMC tenait un stand au Salon des maires de France, du 23 au 25 novembre à Paris. Les élus sont venus en masse faire connaissance avec les Motards en colère, et en… concertation. Bonne nouvelle, ça s’est bien passé !
Le Salon des maires et des collectivités locales se déroulait, du 23 au 25 novembre, au Parc des Expositions de la porte de Versailles à Paris (15e arrondissement). Pour la première fois, la Fédération française des motards en colère (FFMC) y disposait d’un stand, qu’elle partageait avec les Éditions de la FFMC (’Moto Magazine, www.motomag.com, « Rouler n’est pas jouer »…).
Notoriété
Le stand était tenu, conjointement, par des élus au bureau national de l’association et par des militants de l’antenne parisienne de la FFMC, bénévoles eux aussi. Ils ont tous noté un énorme intérêt des visiteurs pour cette fédération originale. « Nombreux sont les élus à s’être arrêtés pour parler moto, soulignait un militant. On discutait du partage de la route, mais aussi des infrastructures qui empoisonnent parfois nos déplacements. Les élus, comme les fonctionnaires territoriaux, ont bien conscience de l’importance de la FFMC. »
Seront-ils entendus, seront-ils ecoutés ? Là est la question ! Pour avoir des elus locaux dans mon environnement professionnel (qui n’en a pas ?), il est tres difficile de parler de cela avec eux. Bien souvent la reponse sur un defaut ou une installation dangereuse est "[...]nous avonc confié (...)
Concertation, citoyens
En participant à ce salon, que visitent les représentants des institutions de la République, la FFMC affirme son orientation vers la concertation, après que ses militants sont descendus dans la rue pour exprimer leur colère, le 23 octobre dernier.
« Nous sommes présents à tous les échelons de la société française, souligne Fred Jorge, membre du bureau national. Nous participons à la concertation organisée par la direction de la Sécurité Routière du secrétariat d’État aux Transports ; nos 80 antennes départementales ont des relations avec les préfets et avec les députés sur le plan local ; en nous présentant aux maires et aux fonctionnaires territoriaux, nous touchons un échelon qui est peu sensibilisé aux problématiques de circulation des deux-roues motorisés. »
Infrastructures et police municipale
Le chemin reste long, avant que les élus, et les responsables des services techniques des 36.000 communes de France, intègrent systématiquement motos et scooters dans leur Plan de déplacement urbain (Pdu), et les consultent avant de modifier, ici un carrefour, là un ralentisseur, ailleurs un séparateur de chaussée. Mais, c’est en participant à ce genre de manifestation, et en montrant le visage de la concertation, que la FFMC parviendra à convaincre les édiles de l’intérêt de prendre en compte les deux-roues motorisés.
Nicolas Grumel - 26/11/2010
Les premiers décrets tombent pour imposer les Zapa dans plusieurs villes tests. Interdisant les motos et scooters anciens dans les centres villes. Grenoble fait partie des villes concernées. La FFMC locale suit le dossier de près et s’oppose à l’expérimentation… et en découvre de biens belles !
La circulation inter-files, vous pratiquez depuis des années ? Eh bien le gouvernement, lui, met des années à envisager la légalisation de cette pratique sur les voies urbaines. Du coup, les tenants de la sécurité routière, risquent de ne jamais voir le résultat de leur travail...
C’est parti ! Deux décrets concernant le projet Zapa (zones d’aménagement prioritaires pour l’air) ont été publiés le 20 février dernier. À la clé, des interdictions de circulation dans certaines villes pour les véhicules les plus polluants, dont les deux-roues motorisés d’avant 2004. Restons mobilisés !
L’autorisation de la circulation interfiles revient dans l’actualité, relancée par des propos positifs du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, le 10 novembre. Attention, cette autorisation, si elle intervient, ne sera pas sans contrepartie…
Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, était auditionné, le 12 octobre à 17h30, par la mission d’information parlementaire sur les accidents de la route. Surprise, il a indiqué que la circulation interfiles des motards méritait d’être regardée avec intérêt.