Ces trois jeunes Milanais ont entrepris de relier La Terre de feu à l’Alaska en 1971. Ce périple de 33 000 km partait d’Ushuaia, la ville la plus au Sud de l’Amérique du Sud pour atteindre Anchorage, la ville la plus au Nord de l’Amérique du Nord.
Outre la rudesse des climats affrontés à une époque où ni poignées ni gants chauffants n’existaient, les jeunes hommes devaient aussi composer avec les contraintes de leurs montures, des Laverda 750 SF (Super Freni, soit « Super Freins » pour décrire les gros tambours à double-came).
Le choix de ces motos routière de 218 kg et 60 chevaux est des plus étonnants pour un parcours fait de nombreuses portions non carrossées. Une sorte d’IPN réhaussé d’un guidon comparativement à ce que permettrait aujourd’hui, par exemple, une Honda Africa Twin. Qu’importe ! Nos trois jeunes étaient bien plus épris de liberté que de performances ou d’efficacité.

Richement illustré, le récit de JL Olive dont nous avons regretté le déroulé par trop chronologique, a le mérite de nous replonger dans une époque où être motocycliste revenait à embrasser une philosophie, celle qui veut que le monde soit plus beau, sillonné par ses chemins de traverse que par ses grands axes. Quitte à devoir en payer parfois le prix fort, à l’instar de Filippo qui n’atteindra jamais l’Alaska.

Raid Terre de feu – Alaska. Auteur, éditeur : Jean-Louis Olive.
160 pages. 210 mm x 150 mm. 28 €

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