Ce lundi, le test salivaire de dépistage des drogues est officiellement mis en place sur les routes de France. Un bâtonnet à passer sur la langue, et le policier ou gendarme saura si le conducteur contrôlé a consommé des stupéfiants.
Un dispositif plus léger que l’ancien test urinaire nécessitant des moyens importants, dont la présence d’un médecin. Sont concernés la cocaïne, le cannabis, le crack, les amphétamines et divers opiacés.
À l’été 2007, le dispositif avait été expérimenté avec des résultats mitigés en terme d’efficacité et de précision : très aléatoire concernant le cannabis, par exemple.
Le test aujourd’hui mis en service ne semble pas être exempt d’approximation : il ne permet pas de déterminer la quantité de drogue consommée. Comme avec l’urine, une prise de sang devra alors confirmer un test salivaire positif.
« Sur le principe, c’est bien car cela va permettre beaucoup plus de dépistages (…) mais il fallait attendre un peu car les tests actuels ne sont pas assez sensibles pour détecter correctement le cannabis », affirme le Dr Patrick Mura, président de la Société française de toxicologie analytique, cité par Associated Press.
Pour le Dr Mura, les tests sanguins restent indispensables car « il y aura des faux positifs et des faux négatifs ». « Si vous prenez un sirop pour la toux comme le Néocodion, vous serez positif aux opiacés », précise-t-il.
Le test antidrogue devrait désormais accompagner systématiquement le traditionnel éthylotest. Le conducteur positif encourt une sanction de deux ans d’emprisonnement et 4.500 euros d’amende. Une sanction qui devrait être alourdie s’il cumule drogue et alcool.
(source : nouvelObs.com)
G.A. (11/08/2008)
bah vu que ces tests coutent plus cher qu’un alcootest,la seule question à se poser pour savoir s’ils vont se généraliser est "seront-ils rentables ?"