Près de 4000 personnes ont manifesté dimanche contre l’interdiction d’accès des motos au tunnel de l’A86, dont l’ouverture est prévue début 2008. Un succès, qui appelle à une mobilisation à long terme.
La manifestation anti-discrimination de la Fédération française des motards en colère (FFMC) a réuni près de 4000 personnes, selon les organisateurs, dimanche 14 octobre, entre la porte d’Auteuil à Paris et le chantier du tunnel de l’autoroute A86 à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).
4 000 motards, furieux de n’avoir pas accès à cet ouvrage routier de quelques kilomètres de longueur qui entrera en service début 2008, destiné à relier Versailles (Yvelines) à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).
Prétexte de l’interdiction, la tranquillité des automobilistes dans un ouvrage dont les caractéristiques techniques font se poser pas mal de questions en terme de sécurité. « Le motif à l’interdiction des motos, émis par la direction des Routes du ministère des Transports, c’est qu’on atteindrait la hauteur limite de 2 mètres si on roulait debout sur nos cale-pieds », s’insurgeait Laurence Mauroy, organisatrice de la manifestation pour l’antenne FFMC des Yvelines.
quand je vois la video dans le tunnel je me dis que les constructeurs du tunnel on merdé grave pour la hauteur...... mais je me dis autre chose : faut avoir un sacré grain pour manifester pour autoriser ce tunnel aux bécannes avez vous penser à : un kéké qui fait un wheel et fais pas gaffe et se (...)
« Nous sommes rentrés en contact avec la direction des Routes mais elle reste sourds à nos appel. C’est ce qui motive cette manifestation. C’est la première, il y en aura certainement d’autres avant le printemps prochain. » Car la partie est loin d’être gagnée, le ministère comme l’entreprise privée Cofiroute, qui a signé une concession de 70 ans avec l’Etat pour la construction, l’entretien et l’exploitation de l’ouvrage d’art, jouant le pourrissement.
La médiatisation de cette affaire n’arrange aucune des deux parties. Car, si l’on en est arrivé à réserver un tunnel à l’accès payant, bouclant le super-périphérique parisien qu’est l’A86, aux voitures, c’est que sa construction a été soumise à de grosses contraintes techniques. Les bâtisseurs ont créé deux niveaux de circulation (un par sens) car le diamètre de creusement interdisait une route à plusieurs voies. De plus, ce faible diamètre ne procure qu’une hauteur en exploitation pour chaque étage de 2 mètres maximum, ce qui est très faible.
La raison de ces contraintes, c’est évidemment la construction de l’ouvrage dans un dense milieu urbain. Alors que, au Nord et à l’Est de Paris, l’A86 traverse comme une saignée bruyante et polluante des communes plutôt modestes, dans le cossu Ouest parisien, on a opté pour un tunnel qui ne gênera pas des riverains dont le pouvoir d’achat leur permettra de s’acquitter de la dîme nécessaire au franchissement du péage.
Serge Méry, vice-président de la Région Ile-de-France chargé des Transports, était présent au départ de la manifestation. « Je suis motard, mais surtout, je ne peux accepter cette discrimination, qui a quelque chose d’anti-constitutionnel ». Patrick Ollier, le maire de Rueil-Malmaison, n’était pas à la manif mais s’est prononcé contre l’interdiction et a mis des policiers municipaux au service de l’organisation pour encadrer le cortège dans sa ville. La mobilisation contre la discrimination n’est qu’à son début.
Elle risque d’être longue, car les motards s’attaquent à une machine plutôt lourde et peu encline à bouger. Mais ils sont motivés comme jamais, car la crainte n’est pas que locale. Ce type de disposition anti-motard peut en effet faire tâche d’huile dans d’autres agglomérations. « On nous parle d’un projet similaire à Lyon, sous le tunnel de Fourvière », expliquait Fabrice Vidal, coordinateur de la FFMC Paris-Petite Couronne. « Et si, bientôt, on nous interdisait l’accès à une autoroute entière ? »
Nicolas Grumel - 15/10/2007
350 manifestants, sur 270 motos, ont défilé dans les rues de Dijon, le 19 juin à l’appel de la FFMC 21. La préfecture de Côte-d’Or était prévenue, les motards sont en colère !
Ce n’était pas arrivé depuis 20 ans, les motards ont repris la Place Kléber à Strasbourg, vendredi 18 juin, à 18h00.
200 motards ont accompagné le « général » motard, qui a lancé son appel du 18 juin devant la préfecture du Nord.
Ils étaient entre 800 et 1000 motards en colère à défiler, le 18 juin au soir à Amiens (Somme) ! Quelle que soit l’heure, les motards de la Somme répondent toujours présent aux rendez-vous fixés par la FFMC 80…
Vendredi 18, la FFMC Aube (10) a été reçu en préfecture en milieu d’après-midi.