Hier lundi, sous les fenêtres du ministère de l’Équipement, une centaine d’inspecteurs a manifesté à l’appel du syndicat Snica-FO. Ils n’avaient qu’une revendication, précise : le recrutement de 168 examinateurs pour réduire les délais d’attente des candidats au permis de conduire. Après une rencontre, ce matin, considérée comme infructueuse par le syndicat, celui-ci a appelé à une grève illimitée à partir du 22 octobre.
L’action de lundi correspond au travail sur la réforme du permis. Les inspecteurs ne s’y opposent pas, mais elle nécessite selon eux des moyens humains supplémentaires. « Les objectifs sont un permis moins cher, plus sûr, plus rapide, et plus écolo », rappelait Dominique Bussereau, secrétaire d’État aux Transports. « (…) On essaie de réformer le permis pour qu’il y ait moins de morts sur les routes et que cela puisse se passer plus rapidement. Donc s’il y a besoin d’effectifs supplémentaires, on est prêt à adapter. »
Michèle Merli, déléguée interministérielle à la sécurité routière a rencontré ce matin une délégation. « La rencontre n’a rien donné », a estimé Christian Grolier, secrétaire général de Snica-FO. C’est sur le nombre d’inspecteurs supplémentaires nécessaires que le dialogue semble avoir achoppé.
G.A. (14/10/2008)
Rien d’étonnnant, pas le moindre euro quand il s’agit d’améliorer la vie des citoyens (moins d’attente pour passer le permis), et des milliards d’euros pour les banques. Cherchez l’erreur ! nanard, solidaire des inspecteurs en grève.