Les mois passent et ne se ressemblent pas. Pour le bilan de janvier, le communiqué de la Sécurité routière titrait sur « la mortalité routière en baisse de 11,9 %». En février, la mortalité a augmenté, alors on nous parle de « forte diminution du nombre d’accidents »…
« La mortalité routière en baisse de 11,9 % », se félicitait en février la Sécurité routière, à propos du bilan de janvier 2009 comparé au même mois de l’année précédente. Une bonne victoire pour le recul de l’insécurité routière, les conditions climatiques ayant, c’est plus que certain, favorisé ce résultat.
Malheureusement, les chiffres de février viennent de tomber : ils sont mauvais. Du moins, tout dépend de la manière dont on lit le communiqué de presse : « Forte diminution du nombre d’accidents (- 20,9 %) et de personnes blessées (- 27,6 %), mais des accidents plus graves, avec une augmentation de 2,7 % des personnes tuées. »
Si la Sécurité routière se réjouit de la baisse du nombre d’accidents, c’est bien la dernière ligne qui nous intéresse le plus.
Tous ces chiffres ne veulent rien dire ! Ils sont sans queue ni tete, brut et sans aucunes analyses. Quel est le Tf ? quel est le Tg ? Comment sont les pentes, et les constantes ? quels sont les parametres qui ont evolués (hors repression pure !!!) ? TOUT CA C’EST DES CONNERIES DE POLITICARDS (...)
Et pour cause, depuis des années ce sont bien les chiffres de la mortalité qui sont mis en avant. L’honnêteté intellectuelle aurait donc dû pousser la Sécurité routière à mettre en avant cette augmentation de 2,7 % des tués. Mais la politique est faite de beaucoup de communication et donc d’effets d’annonce…
De 292 décès sur le mois de février 2008, nous venons de passer à 300 cette année. Dans le dernier paragraphe de son communiqué, la Sécurité routière explique cette hausse par des accidents qui seraient plus graves.
Peu convaincant… pour ne pas dire ridicule ! S’il y a un mort, l’accident est grave. Le nombre d’accidents pourrait baisser de 90 %, s’il ne restait que des accidents mortels, la mortalité ne baisserait pas…
Non, M de La Palisse n’a pas intégré la rédaction de Moto Mag. Mais il est parfois bon de rappeler les évidences noyées dans la communication gouvernementale…
Frédéric Brozdziak - 11/03/2009
La Direction à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) lance, le 23 mai, une campagne de sensibilisation sur le risque à moto en rase campagne. Alors, rasante ou non, la campagne ?
La constitution du nouveau gouvernement va avoir une incidence sur la Sécurité Routière et espérons le sur la perception de la moto. D’après plusieurs sources, Jean-Luc Névache, actuel délégué à la SR, devient le directeur de cabinet de Marisol Touraine, ministre des Affaires Sociales et de la Santé.
Le 6 mai 2012, les Français ont choisi François Hollande comme président de la République, avec 51,6 % des suffrages. Quel impact sur la sécurité et la circulation routières ? Le fait que l’élu roulait en scooter jouera-t-il sur ses décisions ? Début d’analyse, à chaud…
Téléphoner au volant, une pratique de plus en plus banalisée. L’IFOP vient de publier un sondage sur l’utilisation du portable en conduisant, dans le cadre professionnel. Le résultat est édifiant.
Fin février 2012, la Sécurité routière remettra sa feuille de route sur la mise en place des limiteurs s’adaptant à la vitesse autorisée (Lavia) à Nicolas Sarkozy. Un mois avant la remise de ce rapport, la polémique gronde déjà...