Lors de la rencontre, Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, a insisté sur la volonté du gouvernement d’imposer « l’interdiction d’avertir de la position exacte des radars ». Adieu donc, a priori, le système communautaire qui a fait le succès de Coyote, permettant à chaque utilisateur de signaler un contrôle mobile.

Si les fabricants qui défendent avant tout leur gagne-pain sont satisfaits, ce n’est pas le cas des associations de victimes. « Il faut que les fabricants d’avertisseurs s’engagent à ne plus signaler ni les radars fixes ni les contrôles », a réclamé Chantal Perrichon, interrogée par l’AFP. La présidente de la Ligue contre la violence routière (LCVR), craignant en effet un maintien déguisé des avertisseurs de radars, dénonce une nouvelle fois la « cacophonie » du gouvernement au sujet des mesures annoncées par le CISR du 11 mai dernier.

D’accord pour la cacophonie. Pour le reste, on constate plutôt que le gouvernement a trouvé là une manière de biaiser et de rester sur ses rails, ceux d’une politique toujours plus coercitive. A l’image des coûteux panneaux « pédago-démagogiques » qui doivent remplacer ceux qui indiquent les radars au bord des routes.

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