Bilan occasion

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En 1993, BMW présente le Flat du futur, d’abord en version "RS" équipée d’un petit carénage tête de fourche et "GS" (Trail), puis en 1994 apparaît la "R" (Roadster). Il faut attendre 1995 pour que la "RT" grand tourisme prenne la relève des derniers vieux Flats.

La partie cycle fait appel à des techniques d’avant garde, avec une partie avant en aluminium coulée, fixée au groupe propulseur qui devient porteur, et un train avant "Telelever" inédit. Celui-ci concilie le principe du bras oscillant avec amortisseur et les fourreaux télescopiques de la fourche traditionnelle. Avec la R 1100, BMW signe aussi la première grosse cylindrée équipée d’un système de hauteur de selle et de commandes réglables.

Un Flat béhéme aussi encanaillé que le boxer, c’est du jamais vu ! Installé dans une partie cycle aussi rigoureuse que légère, il fait de la machine un fabuleux engin à arsouille, très à l’aise dès que le pilote hausse le ton. Si les 80 cv paraissent un peu limite à certains, c’est qu’il y a moyen de les exploiter jusqu’au dernier ! Le train avant s’avère remarquable de précision et assure un guidage parfait de la machine, même lors des brusques changements d’angle. Un comportement d’authentique sportive. Le freinage n’est pas en reste et les puissantes pinces Brembo (avant et arrière) qui coiffent les disques énormes (ø 305 mm) ne perdent jamais un centième d’efficacité. Pour ne rien gâcher, le centre de gravité très bien situé (bas) confère à la R 1100 une maniabilité inédite pour une moto de cette cylindrée.

Décrié par les possesseurs de R 1100, qui sont plutôt gros rouleurs, le faisceau de phare manque de puissance. La qualité de l’optique est responsable de cette défaillance, puisque le montage d’ampoules plus puissantes n’apporte aucune amélioration. L’instrumentation dépouillée à l’extrême jusqu’en 97, n’était pas du goût de tout le monde. Cela obligeait à y remédier par le recours aux options, hors de prix, de la marque. Ceux qui ont équipé leur machine de sacoches BMW sont surpris par leur largeur qui augmente l’encombrement de l’engin. Détail gênant sur une telle moto : aucune place pour permettre de ranger le U (Abus, c’est bien une marque allemande ?). Le bruit est jugé très fade et la boîte de vitesses est désagréable au maniement, surtout en ville. Enfin, le voyant de réserve alarmiste énerve les possesseurs du Boxer.

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