L’argent va désormais rentrer beaucoup plus vite. Comme l’avait promis l’ex-ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, les PV électroniques vont devenir la nouvelle arme fatale des policiers et gendarmes de France. Depuis lundi 28 mars dernier, la maréchaussée de la Somme commence à utiliser ce système dans son département. Un système qui devrait se généraliser sur toute la France d’ici à mai 2012.

Tout passe par l’électronique. La contravention et toutes les informations concernant le contrevenant seront envoyées par connexion directement au Centre national de traitement (CNT) de Rennes. Un gain de temps considérable pour les agents qui va leur permettre de verbaliser beaucoup plus rapidement. Alors qu’il fallait en moyenne 20 minutes à un agent pour remplir le papillon, il ne lui faudra plus que 10 minutes pour enregistrer les données sur son boîtier (photo).

Pour le CNT de Bretagne, les agents de traitement passeront de 9 millions de PV pour excès de vitesse (envoyés par les actuels radars automatiques) à plus de 26 millions de procès verbaux au total.

Pour ceux qui devront payer, il n’y aura plus de PV papier glissé sur le véhicule, mais simplement un bulletin d’information. Il lui faudra ensuite régler son amende par téléphone ou Internet. Pour contester* une contravention, il faudra envoyer un courrier à Rennes.

Outre le but lucratif à peine dissimulé qu’un tel système va engendrer pour le Trésor Public, cet automatisation limite grandement le contact avec le représentant de l’ordre. De plus, on peut se demander comment le CNT de Rennes pourra absorber un tel flux d’informations à traiter.

(Source : AFP)

(*) Attention, payer la contravention revient à reconnaître l’infraction, le recours est alors impossible. Il faut consigner le PV pour pouvoir le contester.

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